Théâtre, chanson, vidéo
Bernard Blancan,
enfin disponible (!)
Mise en scène de Renaud Cojo
De et avec Bernard Blancan
Création vidéo de Philippe Lespinasse
et Benoît Arène
Mixage sonore de Chazam
Tout public dès 14 ans
Durée : 1 h 00
En 2004, acteur au chômage, Bernard Blancan ouvre son blog (un journal intime sur le net : http://www.blancan.org/) : il s’y raconte sans prétention.
Suite à cela, lui vient l’idée de mettre en scène la démarche abordée sur le web.
Le résultat sera un mélange des genres sur une même scène : du jeu, des images et de la chanson. Il est acteur, rêve peut-être aussi d’être chanteur mais en quoi est-il différent d’un agent
d’assurance, d'un moniteur d'auto-école où d'un livreur de pizzas qui rêvent probablement, aussi "d'un autre chose " ? C’est autour de cette question que Bernard Blancan s’adresse à nous.
Son prix d’interprétation à Cannes, pour le film Indigènes ne lui a pas tourné la tête. Il nous le prouve par ce spectacle plein d’humanité et terriblement drôle.
« Regardez-moi faire , chercher, douter, voyez la tambouille se faire, je vous ferai croire que je démystifie l’Acteur sacré, palmé… Mais au bout du compte, j’utiliserai tous les artifices
de mon métier pour me cacher encore davantage et tenter (vainement ?) de me rendre admirable ! Tout ça reste du spectacle et n’a pas d’autre prétention. » Bernard Blancan
Histoire d’un acteur "palmé" qui garde les pieds sur terre
Tout commence par une vidéo dans laquelle on voit sa grand-mère noyée sous une montagne de journaux, disant sa fierté de voir son petit-fils passer à la télé, avec un joyeux accent du Sud-Ouest. Ce petit portrait est suivi d’un extrait de PJ, série policière télé dans laquelle il a joué. Et là commence le spectacle. Bernard Blancan arrive sur scène, décortique le texte, essaye de mieux le jouer, s’interroge sur sa place d’acteur, chante et raconte des historiettes d’amour, de travail… Projetée sur un vieil écran sur pied, la vidéo vient en contrepoint dire ce qu’il ne dit pas et lui donne la possibilité de jouer avec. Naviguant d’un espace à l’autre, il pousse la chansonnette - et fort bien - puis, tout d’un coup, nous livre l’histoire d’un casting improbable ou d’une aventure amoureuse sur le net. Son amour du métier, sa sincérité font de lui un acteur attachant. David Chazam pour les mélodies, Philippe Lespinasse aux images, Renaud Cojo en appui-tête, et lui, là devant vous, au stylo, à la guitare, sous vos applaudissements. Merci Bernard !
Je vous rajoute quelques photos pour vous rafraîchir la mémoire... Cannes 2006... Indigènes...


















Né le 24 janvier 1928 à Brunoy (ex Seine-et-Oise) dans une famille modeste et très chrétienne, il entre à 14 ans au petit séminaire de Conflans. Il tente alors
de faire cohabiter ses deux passions: "faire rire et m'occuper de Dieu". Il choisit l'univers du spectacle mais n'abandonnera jamais la foi. En 1948,
il débute dans la troupe de Robert Dhéry, les Branquignols, puis, en compagnie de son ami Jean Poiret (décédé en 1992), dans les cabarets parisiens de la rive gauche. Il fait sa première
apparition au cinéma en 1954 dans "Ah! les belles bacchantes!" de Jean Loubignac. Pendant vingt ans, Michel Serrault accumule les rôles plus qu'il ne
les choisit véritablement, qualifiant d'"exercice de style" ses prestations dans de nombreux "navets". A la fin des années 70, ses personnages
commencent à s'étoffer et on le voit dans des rôles dramatiques comme "Pile ou face" de Robert Enrico en 1980, "Garde à vue" de Claude Miller en 1981 (son deuxième César) ou "On ne meurt que deux
fois" de Jacques Deray en 1985. Mais Michel Serrault ne délaisse pas pour autant son extraordinaire talent comique et, en 1978, connaît un succès
exceptionnel dans "La cage aux folles" d'Edouard Molinaro. Sa carrière prend alors un nouvel élan avec son interprétation de Zaza, homosexuel excentrique et truculent, qui lui offre son premier
César. Il sera ensuite encensé pour sa prestation dans "Le docteur Petiot" de Christian de Chalonge en 1989 et, en 1996, pour son rôle dans "Nelly et
M. Arnaud" de Claude Sautet, son troisième César.
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