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Cinéma, cinémas...

 

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Bonjour à tous !

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Cinéma, cinémas


Le site d'une amoureuse du 7e Art !






A travers mes interviews de comédiens, 

réalisateurs et techniciens de plateau de tournage, 

je tente de percer les mystères 

de cette fabuleuse usine à rêves...

Et ce n'est que le début de l'aventure..
.


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Visitez ma page Myspace, 

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Et pensez à me laisser des commentaires ! 

Afin que je vous découvre aussi, 
chers lecteurs !
 

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qui aura lieu à Paris le 7 juin prochain !

Et dont voici l'adresse de la page myspace :

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Comédiens, réalisateurs, maquilleurs, compositeurs...

 







  


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C'est mieux !



Samedi 3 février 2007

Bonjour à toutes et à tous !

Celles et ceux qui me connaissent déjà l'ont compris ! Je manquais d'un espace pour parler cinéma en toute liberté ! C'est fait depuis cette nuit !

Et bien sûr, quoi de plus simple et normal que de commencer à illustrer ce blog par une pré-affiche de 36, Quai des Orfèvres, mon film préféré... Le film, pour moi...

Bienvenue, donc, et j'espère que nous ferons du chemin ensemble, au gré de mes envies cinématographiques, mais aussi des vôtres...

Et si vous ne me connaissez pas encore, j'ai crée il y quelques semaines un blog consacré à l'acteur Yannick Soulier. Voici l'adresse :

 http://coeurdeguyane.skyblog.com/

Celui-ci sera évolutif et intéractif, mais laissez-moi un peur de temps pour le rendre indispensable...

Bonne ballade dans les prochains jours et merci de vos futurs commentaires...

Claire Desplat

 

 

 

par Claire Desplat publié dans : Je voulais vous dire...
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Samedi 3 février 2007

Bon, ben voilà ! Je rame un peu, je dois le dire, car ce concept est différent du Sky, mais bon, je vais m'y faire ! J'ai plein d'idées pour développer, mais le temps de le faire, c'est un autre problème ! Donc, j'irais doucement...

Pour ceux qui ont la chance d'être abonnés à Canalsat et aux chaînes Ciné Cinéma, le chef-d'oeuvre (je sais, je suis partiale, mais c'est ainsi !) du réalisateur Olivier Marchal, 36, quai des Orfèvres, repasse sur Cinéma Premier :

le 9 février à 21 h 00
le 10 février à 14 h 30
le 14 février à 15 h 40
le 16 février à 00 h 20
le 18 février à 9 h 20
le 19 février à 20 h 45
le 22 février à 16 h 40

par Claire Desplat publié dans : Je voulais vous dire...
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Samedi 3 février 2007
Les cinq films que j'emporterais
sur une île déserte avec un lecteur DVD portable...


5 - Les tontons flingueurs
(Là, je sais, c'est incongru, mais c'est ainsi, ce film est un bijoux d'humour, depuis trois générations, et le remède anti coup de blues garanti... Succès immuable d'une brochette d'acteurs de légende : Ventura, Blier, Blanche, Lefebvre... On ne fera jamais mieux que la scène de la cuisine... Ils étaient tous vraiment bourrés, mais quel pied... Merci messieurs, et amusez-vous bien, au paradis des saltimbanques...)

4 - Le cinquième élément, Luc Besson
(parce que la scène dans le temple égyptien, à la fin, entre Corben et Leloo, est un pur bijoux, et Luc sait filmer l'amour, alors... Ne pas bouder son plaisir...)

3 - Heat, Michael Mann
(Admiration pour ce film, ses acteurs - Pacino est un maître - son histoire d'amour impossible - Amy Brenneman est merveilleuse - et une scène finale digne des plus grands westerns, car le film est un immense hommage au genre. Mann avait réalisé, il y a plus de quinze ans, Le dernier des Mohicans, magnifique de pureté où les yeux de Day-Lewis étaient inoubliables... A revoir, à acheter en DVD, à avoir pour Noël sous le sapin !)

2 - Le grand bleu, Luc Besson
(Je suis de la génération grand bleu... 20 ans à sa sortie... Les yeux de Barr, la folie de Reno et l'humour d'un gamin élevé dans l'eau, Besson, dont je partage l'amour des fonds marins - Atlantis, de Besson aussi, à voir - et de la plongée... Rien de plus à dire, il faut revoir, revoir...)

1- 36, quai des Orfèvres, Olivier Marchal
(Une scène, qui prend aux tripes... Auteuil, dans sa cellule,... Le cri d'un homme démoli, massacré... Inoubliable... Rien d'autre à dire... Merci Monsieur Marchal...)

Un chef-d'oeuvre mérite un petit résumé :

Paris.
Depuis plusieurs mois, un gang de braqueurs opère en toute impunité avec une rare violence.
Le directeur de la PJ, Robert Mancini a été parfaitement clair avec ses deux lieutenants les plus directs, Léo Vrinks, patron de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention), et Denis Klein, patron de la BRB (Brigade de répression du banditisme) : celui qui fera tomber ce gang le remplacera à son poste de grand "patron" du 36, quai des Orfèvres.
La lutte est ouverte entre ces deux grands flics, autrefois amis, qu'aujourd'hui tout sépare : leurs vies, leurs méthodes, leurs équipes et une femme, Camille Vrinks...
par Claire Desplat publié dans : Je voulais vous dire...
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Samedi 3 février 2007

Grande question existentielle que se pose tout cinéphile averti : salle de ciné ou DVD sur canapé ?

Depuis que je vis en Guyane, je suis obligée de reconnaître que c'est beaucoup plus souvent DVD sur canapé ! Trois salles sur Cayenne, donc peu de films (les plus importants, tout de même, mais bon..) et une invention extraordinaire qui a bouleversé ma vie de dévoreuses de pellicule : l'enregistreur DVD ! Couplé à un abonnement Canalsat, c'est du bonheur en disque... Mouais, quand ça marche ! (le mieux montre des signes de fin de vie... le climat sans doute !)

Et pour compléter, un abonnement au vidéoclub du coin... comme tout le monde, et quelques achats de DVD, quand même...

Et vous, vous êtes à "ranger" dans quelle catégorie ?

par Claire Desplat publié dans : Je voulais vous dire...
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Dimanche 4 février 2007

Le comédien Michel Roux est mort vendredi d'une maladie cardiaque, à Paris, à l'âge de 77 ans, a indiqué samedi son agent Pierre Cordier. L'acteur et metteur en scène était une figure du théâtre populaire français et notamment de l'émission "Au théâtre ce soir". Michel Roux était Chevalier des Arts et des Lettres. Ses obsèques seront célébrées à Paris, jeudi.

"Le théâtre populaire est celui qui touche le plus grand nombre", disait-il en 2002, à l'occasion d'un de ses derniers rôles, dans "Le charlatan" au Théâtre Saint-Georges. "Pour les intellectuels de service, c'est souvent synonyme de vulgarité. Mais ils oublient que Molière, à la cour, comme Jean Vilar, au TNP, ont fait du théâtre populaire et de qualité."

Grande figure du monde du doublage

Cet autodidacte était sur les planches depuis 1943. Il a interprété de très nombreux succès du théâtre populaire, comme "La cage aux folles" (1978-79), "Le canard à l'orange" (1985, 1993) ou "Le dîner de cons" (1995-1996). Grande figure du monde du doublage, Michel Roux participa à la synchronisation d'un grand nombre de films américains, mais aussi italiens. Il était notamment la voix française de Jack Lemmon, Peter Sellers ou bien Alec Guinness. En prêtant sa voix à Tony Curtis dans la série télé "Amicalement vôtre", il contribuera fortement à son immense succès en France, alors qu'il ne connaîtra qu'une timide carrière internationale.

Sa dernière apparition au théâtre en 2006, au Théâtre du Palais Royal, dans "Le Charlatan", pièce de Robert Lamoureux, mise en scène de Francis Joffo, que Michel Roux et Jacques Balutin avaient créé au Théâtre Saint-Georges. "Avec Jacques Balutin, Michel Roux était une Rolls du théâtre de Boulevard", a déclaré Marie-France Mignal, comédienne et directrice du théâtre Saint-Georges. "Je suis très triste et tout le métier est abasourdi par cette disparition", ajoute-t-elle. "Michel Roux savait tout faire, c'était un comédien très complet. Il a joué avec les plus grands, comme Jacqueline Maillan", rappelle-t-elle.

Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres a rendu "hommage à ce très grand comédien qui restera pour les Français l'une des grandes figures d'un théâtre populaire de qualité et aussi l'homme à la voix unique et chaleureuse". 

souce LCI - 4 février 2007

Sans trop vouloir m'avancer, je crois que Yannick Soulier doit avoir le coeur gros aujourd'hui (enfin depuis vendredi !)... Il a perdu son metteur en scène de la pièce "Ne coupez pas mes arbres !" Et nous, amateurs de théâtre, un très grand monsieur... Une voix inimitable (Danny Wilde !) et tout simplement quelqu'un qui avait un don merveilleux et rare : il savait faire rire... Un art si difficile à maîtriser sans sombrer dans le lourdingue et le ridicule...

ADIEU L'ARTISTE ET REPOSES-TOI BIEN

AU PARADIS DES SALTIMBANQUES...

par Claire Desplat publié dans : Théâtre
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Lundi 5 février 2007

Pour commencer à râler, à critiquer, à descendre en flammes un film, la moindre des choses est de l'avoir vu... Je sais, c'est parfois pénible de tenir 2 h et plus quand vous vous emmerdez ferme devant votre écran... Lorsque l'on voyage par-delà les océans de temps en temps, ce qui est mon cas, il existe un outil extraordinaire : la vidéo à la demande dans les avions ! En grosso merdo 8 à 9 h de vol, aller et retour, j'ai vu dernièrement 6 films en entier, plus des "bouts" de 4 autres...

Au cinéma, force est de constater que le fait d'avoir payé quelques euros pour 2 h de spectacle, pubs et bande-annonces comprises, ça force tout de même la bête à se calmer en cas de déconvenue soudaine ! Faites une rapide introspection, vous verrez que j'ai raison : on paye, on reste jusqu'au bout, point !  Quitte à s'endormir (c'est toujours ça de pris, et ici, en plus, la clim est la bienvenue !), à râler à haute voix, à gigoter en attendant les dernières images pour gicler hors de son siège comme un diable hors de sa boîte..., ou pire (vécu..) à rire quand la scène se voudrait dramatique... Ca, quand les nerfs lâchent...

Bref, dans l'avion, on peut zapper, voir le début et la fin, le milieu, revoir des scènes... Oreillettes hi-tech, ecran inclinable, déjeuner et boire en regardant "son écran perso à soi !" Et c'est compris dans le prix (horriblement élevé d'un Cayenne-Paris AR en quatre jours !) C'est un peu comme à la maison sur DVD... mais là, même dilemne que dans les salles dites obscures : on a payé pour voir ! Un abonnement, souvent... Donc, on regarde (parfois en accéléré... Si si ! Je l'ai fait...) jusqu'au bout aussi, histoire de rentabiliser la carte plastique d'abonné qui vous nargue dans votre portefeuille...

Re-bref, il reste l'abonnement à Canalsat (désolée, mais pour le reste, TPS, TNT et autres, en Guyane, y'a pas, alors je cause de ce que je connais !) cher lui aussi... Si on veut l'option Cinécinéma, il vous faudra un budget élyséen... Donc, dans un sens, on se sent un peu "obligé" de voir au moins quelques films... Histoire de ne pas laisser filer les euros sans pouvoir râler et dire "je paye un abonnement la peau des fesses, et il n'y a aucun film potable ce mois-ci!"

Na ! Donc, histoire de sous-sous, le cinéma ? Et bien oui ! Même à notre petit niveau de spectateur... l'argent pervertit notre jugement cinématographique... Alors, inutile de se priver lorsque l'on a l'impression de s'être fait arnaquer... Donc, pas de scrupules... J'ai la plume acerbe et assez assassine, vous verrez... Quand j'aime, je l'écris... et quand je déteste, je le GUEULE ! Même si ça fait peur au chat !

Ca tombe bien, j'en ai pas !

Alors j'espère vous avoir fait envie... Je vais comemncer par ce que j'ai vu récemment... pas forcément des films récents, mais des films que l'on disait essentiels, dans les journaux, les magazines spécialisés et les programmes télé idoines... J'ai eu dernièrement de sacrées surprises...

On commence ? Accrochez-vous ! Moteur ! Action !

 

par Claire Desplat publié dans : Coups de gueule
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Lundi 5 février 2007

Vu dans l'avion... Avec application, j'avais tout entendu au sujet de ce film, alors j'ai décidé de me faire mon propre avis !

Et bien "Miami Vice",... c'est... lourdingue...
Revoyez la série... C'est moins glauque...

Colin Farrel a un problème qu'il ne pourra sans doute jamais résoudre : il a le charisme d'une huître crevée... Il avait déjà fait couler "Alexandre" de Stone, là, même les scènes de c.. cubaines sont à ch...

Lobotomisé, le Burnett-Crockett ? Jamie Fox s'en tire, mouais...

Tout est bancal, dans ce film... J'ai pas adhéré plus de trois minutes... Donc, j'ai subi le reste du film... Ouf !

Mais là, j'ai râlé à haute voix : merde, Michael Mann aux manettes, tout de même...
"Heat" est loin... très loin... "Révélations" encore plus... "Collatéral",  je suis allergique à Tom Cruise nouvelle sauce scientomachinchose... (j'ai lâché après Jerry MacGuire...)
Bon, il fera mieux, c'est sûr... Mais quand ?

Bref : 10 / 20, et là, ça me fait vraiment mal...

Mais j'ai survécu, même au plateau repas immonde servi pendant le film, c'est dire si ce jour-là, j'étais blindée... (le voyage n'était pas un voyage d'agrément, déjà... ) et j'ai enchaîné, repue (burps !) et à moitié sourde (oreilles habituées à être sous l'eau...) par The Guardian : AAHHHH !!! ou les rires nerveux, le retour !

Costner sur le retour justement (d'où, d'ailleurs ?) Monsieur Demi Moore (heu, j'ai pas de mots, c'est trop dur...) de l'eau, des bateaux, des hélicos, des biscotos,...
Une fin tellement défrisante que j'ai frôlé la réa !
Mon voisin, à l'aller, ne comprenait pas pourquoi je riais... après visionnage, il a glissé un "- Au secours !" de circonstances...
Navrant pour le réalisateur de "Danse avec les loups"... J'ai même pas retenu le nom de celui qui a "commis" ce navet ! J'ai fini en apnée (ça, j'ai l'habitude, mais tout de même !) avec le mal de mer... (ou alors, c'était la mousse de fruits qui passait pas, faut voir...)

4 / 20 (pour les effets spéciaux, c'est dire...)

"Prête-moi ta main" m'a laissé espérer, durant 30 mn (c'est déjà pas mal...) et j'ai trouvé Chabat presque bon... Charlotte Gainsbourg est une fleur délicate, et elle joue comme elle respire, un bonheur... Elle porte le film à bout de bras...
Et puis, encore une caricature de plus : Bernadette Lafont... Dommage, madame, j'attendais bien mieux de votre part que ce numéro indigne...
Bref, j'ai subi la fin (convenue et attendue dès les premières minutes, merde, j'aurais voulu du neuf, pour une fois...)

Donc 10 / 20, et c'est bien payé... on verra aux Césars...

"Désaccord parfait" a presque eu le même destin sur mon disque dur perso transportabe (cerveau), mais je suis partiale, j'aime tout ce que fait Rochefort...
Son "Boum" est un chouette moment, et il joue tout en finesse, face à une Charlotte Rampling hystérique... mais 20 mn plus tard, patatras...
Bref, à voir quand même, et je lui mets 13 / 20 pour les acteurs... et certains seconds rôles (Yvon Back et Isabelle Nanty)


"The Queen"a relevé le niveau, mais je préfère garder mon image à moi de Di, de ce jour où nous rentrions sur Valence, après un mois de vacances, cette soirée devant la télé...
Candle in the wind... Chacun sa façon d'exprimer son chagrin, et les britanniques sont durs, très durs, au mal...
Bref, allez, pour Frears et ses images très léchées : 12 / 20 !

Et je finis par le pire et le meilleur :

Le pire d'abord :"Camping" ou le bal (des canards) des horreurs...
Dubosc, on connaît... des tonnes, des tonnes...
Depuis "Le boulet", et son éloignement quasi planétaire de "Marche à l'ombre", on savait Gérard Lanvin peu inspiré par les comédies, mais là, c'est... nul. Une caricature de parvenu...
Claude Brasseur rejoint Depardieu dans le classement des acteurs en perdition...
Les seconds rôles à pleurer...
Ridicule, vous avez dit ridicule ? (revoyez le film, Lucchini est un génie !)
Bref, je croyais rire, j'ai presque pleuré de désespoir cinématographique...

Pénible : 5 / 20

Le meilleur :

Le seul éclair de génie de ces deux vols m'est apparu grâce à "Little Miss Sunshine" avec Greg Kinnear et Toni Collette !
Un pur joyau, drôle, frais, barré et original... ou quand les états-uniens se foutent d'eux-mêmes (heu, dans le ciné indépendant style Sundance, tout de même !) et de leurs semblables...
Film décalé et génial, je l'ai dégusté 1 fois et demi...
Je cours encore après le mini-bus... c'est dire...

A VOIR, A VOIR, A VOIR... 18 / 20 !!!!!






par Claire Desplat publié dans : Critiques de films
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Mardi 6 février 2007

"Ha ! Le grand bleu, c'est pas le film sur les fonds marins, un peu comme Cousteau ?" Il y a vingt ans, j'ai entendu cette phrase lâchée au milieu d'une conversation sur le cinéma, un soir où je discutais avec des amies des sorties à venir... J'avais 20 ans, je vivais au bord de la mer, j'aimais la mer plus que tout (c'est toujours le cas !), le cinéma, presque autant... J'ai "digéré" la phrase, gardé mon avis pour moi (je n'avais pas encore vu le film, juste des extraits..) et attendu le lendemain.... J'ai vu... Je sais, ceux qui ont mon âge et plus auront un avantage sur les autres à la lecture de cet article ! Avoir 20 ans devant cette affiche, c'était déjà une aventure...

Je ne suis pas allée seule voir le film. Nous étions trois amies. Des camarades de BTS, un peu déjantées, comme moi, voire plus, je pense (avec le recul, je me trouve désespérement "normale" à cet âge-là...) ! Bref, pendant la projection, comme je le fais toujours, je ne parle pas, ou presque... (sauf lorsque je vais voir des comédies -réussies !!!!-, je ris fort et je commente les bons jeux de mots ou les situations cocasses !)

Je n'ai pas pleuré au même moment que les autres... A la sortie, les commentaires de mes amies ont ouvert le feu... "Nulle la fin ! Comprend rien !" ou "Pourquoi il a voulu mourir ?" ou encore "Il avait une super nana et un enfant en route, pourquoi il a fait ça?" Deux décennies plus tard, j'ai encore en tête leurs réflexions... Des trois, j'étais la seul à avoir été élevé dans un univers d'amoureux de la mer... Pêcheurs, marins... Les étés à la plage... sous l'eau... Je n'ai jamais pu discuté du film avec elles. J'ai gardé pour moi le coup de poing au creux de l'estomac que j'avais reçu... Elles trouvaient Jean-Marc Barr craquant, je trouvais Jean Reno fabuleux...Notre ressenti du film était en total décalage... Encore maintenant, quand j'en parle, j'ai des frissons... bleus.

Après des années de vie en Guyane, la mer bleue me manquait encore plus cet été... L'achat de combinaisons, tubas, masque, palmes, pour moi et mon fils, m'a travaillé des semaines avant les vacances en métropole... Je crois aussi que j'attendais, inconsciemment, que mon fils ai l'âge pour comprendre qu'en dessous, au fond, on est bien... aussi !

Mon fiston avait 5 mois à peine quand je l'ai lâché, au sens littéral du terme, dans le petit bassin de la piscine... Il est né ici, en Guyane, et le matin, pendant des mois, fut consacré au rituel du bain... Pas en groupe du style bébés ageurs, non ! Un centre de loisirs à 10 mn en poussette (et oui !) de chez moi, et à 8 h 30 du matin, aucun client... Le soleil chauffe à peine, le petit bassin est en partie à l'ombre.. Un chapeau, un t-shirt, un maillot couche spécial et hop ! Jusqu'à 9 h 30, plouf.. Puis biberon, rototo et dodo, dans la poussette transformée en couffin... Le premier bain... la trouille de ma vie... Une amie maître-nageur  m'avait expliqué comment faire à l'époque, mais là, j'ai eu peur... Mon fils a coulé, trois secondes, dans 50 cm d'eau et il est remonté... Il a ouvert les yeux, réouvert la bouche (les bébé ont le réflexe inné de l'apnée) et m'a regardé... Je le soutenais sous les aisselles... et il a... ri... Le plus beau rire de bébé qu'il ai jamais émis... J'ai su tout de suite que mon fils aimerait l'eau... L'été suivant, en Bretagne, premier vrai contact avec la mer, tout nu (le ciel était couvert, il ne faisait même pas chaud !) et direct à la flotte à quatre pattes... L'eau était à 18°, au lieu des 28° habituels de la piscine, mais il a goûté les vagues (dans les deux sens du terme) et zou, un accro à l'élément liquide salé de plus sur la planète !

Depuis, les étés à la mer en Bretagne, la piscine quand c'était possible, et depuis bientôt cinq ans, le retour ici, en Guyane, le retour au bassin de ses premiers mois, et les trois dernières années, la piscine de 8 m X 4 m dans le jardin... La plage de Rémire, dangereuse parfois, mais dont les vagues rappellent celles du Conquet (voir photos de Guyane) de temps en temps... Mon fils est un poisson ! L'été dernier, équipés tous les deux, nous avons plongé...

Les laminaires l'ont effrayé, mais quelques minutes seulement... Les poissons, les crabes, les étoiles de mer, les oursins blancs, le vide de plusieurs mètres sous les pieds, les descentes en décompressant... Tout lui a plu... Vous ne pouvez pas savoir à quel point j'étais fière et heureuse de lui transmettre cela...

Alors, non, "Le grand bleu"  n'est pas un film de Cousteau (que je respecte par ailleurs infiniment !) ni un documentaire sur les apnéïstes...  RIEN A VOIR... C'est une histoire d'amour. Mais pas celle que l'on croit.

Il y a eu un avant et un après "Grand bleu"... Moi, personnellement, je ne suis jamais vraiment remontée...

" Ne pas remonter, c'est ça, l'astuce..."

Chacun trouvera (ou pas) des raisons très personnelles d'aimer (ou de détester) le film... C'est une oeuvre à tiroirs, et les ouvrir tous prend des années... Je n'ai pas encore fini...

Vous avez compris, j'aime...

Claire

par Claire Desplat publié dans : Critiques de films
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Mercredi 7 février 2007

Depardieu dans "Le dernier métro" de François Truffaut - 1980

Oui, je sais, le titre est facile... Mais bon... Ce sont les deux mots qui me sont venus naturellement à l'esprit, lorsque les dernières images du film "Olé" se sont évanouies... J'ai admiré Depardieu, il y a longtemps, à une époque où il était encore acteur... Merde, il ne l'est plus... Je n'ai pas vu "Quand j'étais chanteur", mais je le verrais en vidéo, dès sa sortie, pour une faire une opinion...

Pour le moment, je reste sur cette punition sans nom qu'a été le visionnage de "Olé". Je faisais un effort pour Gad, que je trouve de plus en plus inspiré et inventif au fil de ses rôles, mais là,... Pitoyable, grotesque, triste... Je n'ai pas ri une seconde. Depardieu a-t-il voulu se singer lui-même ? Exposer au grand jour ses travers divers et nombreux ?

D'accord, il a été la victime de nombreux accidents, de la circulation et autres... La "bête", si géniale dans "Les valseuses" ou "Le dernier métro" est fatiguée, usée... Olivier Marchal explique dans une interview que des anti-sèches étaient collées à des endroits stratégiques pendant les prises de vue de "36, quai des Orfèvres", parce que Depardieu n'arrivait plus à apprendre son texte... Etre une star ainsi exposée doit peser, je sais... Mais de là à se rendre ridicule...

Sur une moto, (à terre la moto, il vient de tomber...) il est pataud. A la sortie de chez son coiffeur, il fait peur à son chauffeur (Gad). Abusé par un financier véreux, il rappelle dangereusement certaines affaires de gros sous qui valent à un certain monsieur, ancien sponsor d'une équipe de foot de ligue 1, d'être en "cavale"...

J'ai essayé de trouver une scène potable où je retrouverais le génie, comique, de "La chèvre"... Je n'ai rien trouvé...

Sabine Azéma en fait des tonnes... mais bon. Elle semble s'éclater dans ce rôle de folasse shootée aux drogues "légales". Valéria Golino, j'ai un souvenir d'elle dans "Rain Man"... En bonne, victime de deux hommes devenus barges, elle rame, beaucoup ! Et Elmaleh fait ce qu'il peut pour ne pas être associé au naufrage... Zut, l'iceberg était trop gros...

En bref, là, je GUEULE !!!

Pour résumer : pas de scénar, des caricatures, des acteurs pas convaincus de l'immense tâche à laquelle ils s'attellent de mauvaise grâce : sauver "Olé" du désastre... Tout ce que je déteste dans le cinéma dit "comique" français !

Je me suis passé "La grand vadrouille" aussitôt après, histoire de me nettoyer les yeux, la tête et les oreilles... Ca marche très bien...

Claire

Depardieu et Richard dans "La chèvre", de Francis Weber

par Claire Desplat publié dans : Coups de gueule
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Jeudi 8 février 2007

Même en Guyane, les tortues hibernent ! La mienne vit au ralenti. La saison des pluies explique peut-être son comportement ! Allez savoir ! Donc, mercredi soir, j'avais décidé de faire comme elle : me coucher tôt et dormir... Les programmes télé, sur nos chaînes de domiens, commencent souvent à 20 h : RFO Guyane, ACG (chaîne locale qui reprend des programmes de M6 et TF1) passent des films et téléfilms plusieurs soirs par semaine à cet horaire !

Heureusement, pour les amateurs des "Guignols", sur Canal +, comme moi, (chacun ses goûts, moi, j'adore !) qui passent ici vers 20 h 10 - 20 h 15, il y a une possibilité de rattrapage : RFO Martinique et RFO Guadeloupe diffusent souvent le même programme que RFO Guyane, mais avec 1 h ou 1 h 15 mn de décalage...

Donc, j'ai attendu patiemment, mercredi 7 février, la diffusion du téléfilm "Un flic" de Frédéric Tellier, sur RFO Guadeloupe à 21 h 15...

Bien m'en a pris ! Un pur joyau... Si vous ne le saviez pas encore, je suis une inconditionnelle de l"oeuvre" (n'ayons pas peur des mots) d'Olivier Marchal. Et j'ai retrouvé, dans ces 90 mn "Confusions des peines", un je- ne-sais-quoi qui me donne des frissons... "Heat" est cité par Gaëtan Kondzot comme étant la référence de ce genre de polars... Encore Marchal-Mann en parrallèle... Pour moi, le fin du fin !

Quand c'est bien fait, la télé, c'est le nirvana... En ce moment, je re-regarde pour la énième fois "Quai n° 1", "La crim", "Eloïse Rome"... J'ai été un chouilla déçue par "R.I.S.", mais il est vrai que nos yeux sont parasités par "Les experts" depuis plusieurs années...

En parlant de rediffusions, "36, quai des Orfèvres" de Marchal repasse en ce moment sur Cinecinéma Premier, et particulièrement ce soir à 22 h. Vrinks, Klein et Mancini...

Et là, j'ai aimé Depardieu... Même mourir, il le fait avec classe dans ce film... C'est dire. Et Auteuil a le regard perdu des hommes massacrés par la vie... Inoubliable scène dans sa cellule. Ce cri de bête blessée est un moment vrai et qui prend aux tripes...

En tous cas, le pilote est une vraie réussite, et j'espère vraiment que "Un flic" deviendra une série, sans perdre son âme.

Voici quelques lignes pour compléter mon propos, lues en surfant sur des sites de programmes télé... La parole au principal intéressé : l'acteur Gaëtan Kondzot !

 


 

Propos de Gaëtan Kondzot :

  "Schneider, le personnage, n'est pas seul, il a la « brigade Schneider » du SRPJ local. Avec Tourneur (François Caron) et Alex (Marie-Gaëlle Cals), il forme un trio. Moi aussi, comme Schneider, je n'étais pas seul, mais bien entouré puisque je faisais partie de ce trio. Jouer Schneider représentait certes un défi personnel. Un challenge d'acteur d'autant plus fort qu'il s'agit de ma première véritable expérience télévisuelle. Mais chaque rôle, que ce soit le premier ou le second, celui de Richard III ou de Schneider, suppose une même responsabilité et une même exigence. En tout cas, il est clair que ce projet génial m'a extrêmement excité. Schneider est un personnage complexe avec beaucoup de zones d'ombre, un homme dont on a une compréhension parcellaire. Ce n'est pas n'importe qui. "

 "Schneider est un homme propre dans un monde qui ne l'est pas ». Cette phrase de Pagan est celle qui le définit le mieux. Schneider possède cette lucidité - tragique - de comprendre que le monde dans lequel il vit n'est plus à la mesure des valeurs, de la morale, que lui s'est forgée. Des valeurs et une morale que toute société, dans un idéal de justice, devrait avoir. Pour cette raison, sa confrontation avec des supérieurs hiérarchiques qui, par leurs fonctions, incarnent cette éthique mais qui la mettent à mal pour leur profit personnel, humilie sa conscience. Mais, toujours, « malgré tout », par conviction, il continue. Il a d'ailleurs un rôle en quelque sorte de « révélateur ». Il divulgue les manipulations, les mensonges et les déséquilibres de ce monde. C'est d'ailleurs ce qui est assez troublant dans "Un flic", on navigue toujours à la limite du bien et du mal, de la loi et du hors la loi. Sur le fil du rasoir. "

"Il est rattrapé heureusement par la beauté et je pense que c'est ce qui le sauve. Ces moments paradisiaques que lui offre cette relation amoureuse sont les seuls, au milieu de ce désenchantement absolu, où il peut, l'espace d'un instant, déposer les armes. D'ailleurs, le regard qu'il porte sur les femmes m'avait touché dès la lecture du scénario. Il ne supporte pas la violence qui leur est faite. "

 Quand on m'a parlé du rôle, je n'étais pas très enthousiaste, reconnaît Gaëtan Kondzot, car, à la télé, on ne me proposait que de jouer les dealers ou les voleurs.» Pas très intéressant en effet, pour cet acteur d'origine congolaise, féru de Shakespeare. Mais le scénario a été décisif. «J'ai tout de suite dit oui en le lisant», reprend l'acteur. Et on le comprend. Car il interprète le rôle du commissaire Schneider dans «Un flic», la nouvelle série de France 2. Schneider, c'est ce flic laconique, sombre et sans illusions créé par le romancier Hugues Pagan au début des années 1980. On ne peut d'ailleurs que se réjouir de voir Pagan signer lui-même le scénario et les dialogues de cette série destinée à bousculer la concurrence des séries américaines. «Je mouille ma chemise pour écrire aussi bien un scénario qu'un livre», explique Pagan. «Et nous n'allons pas donner dans le lyrisme ou le cinéma d'auteur.» «"Un flic" est une série policière lourde où l'on ne s'appesantit pas sur la vie privée du héros», renchérit la productrice Nicole Collet. «On joue autant sur les flics que sur les bandits.» Même si les personnages conservent une dimension romancée, ce qui en fait leur intérêt, leur univers plus noir et plus «urbain» confère à la fiction un réalisme très ancré dans la société actuelle. Dans le premier épisode, Pagan a choisi de confronter Schneider et ses adjoints Tourneur (François Caron) et Alex (Marie-Gaëlle Cals) à un tueur russe qui roule en Ferrari 456 GT et élimine à tout-va ceux qui le gênent: manouches, truands marseillais et «caillera» de banlieue. «L'écriture de Pagan est la photo d'une société en décomposition», explique Gaëtan Kondzot. «Schneider s'interroge sur son monde, et, comme Al Pacino dans "Heat" - de Michael Mann - il doit se nourrir d'une rage et d'une férocité pour survivre. Avec lui, j'ai trouvé un personnage de tragédie qui va au-delà du polar.» Un héros solitaire dans la pure tradition.

 

 

 

 

 

 

par Claire Desplat publié dans : Télévision
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Lundi 12 février 2007

Matoutou...

Bonjour ! Un petit clin d'oeil à la faune guyanaise : une araignée matoutou, de la famille des mygales ! Elle squattait les WC du carbet où nous avons nos habitudes, et au bout de 48 heures, la cohabitation s'est révélée, disons, flippante, surtout la nuit, à la lampe torche, si vous voyez ce que je veux dire... Mademoiselle a insisté, et donc nous avons été un peu obligé de la déloger doucement du nid qu'elle s'était construit derrière le sac poubelle dans les toilettes... Une mygale de cette taille, quand elle fait une mauvaise rencontre (environ 15 cm de diamètre, papattes déployées, le corps gros comme une noix !) ça saute, ça lance des milliers de poils urtiquants, et pour finir, en désespoir de cause, ça mord ! Nous l'avons gentiment chassée pour qu'elle aille voir ailleurs deux fois, mais elle est revenue, pattes avant dressées, nous barrant la route sur la passerelle de bois qui mène aux lieux d'aisance, en pleine nuit. Donc, là, capture, mise au secret dans une boîte à sucre aérée, d'où nous l'avons libérée au moment de partir... point final de l'histoire... La bébête est saine et sauve, et c'est la principal... C'est bucolique, vous ne trouvez pas, ces wawas de carbet ? Lieu de réflexion et de méditation... Mouais, faut voir... parce qu'il n'y avait pas que l'araignée, mais aussi des fourmis, des cafards gros comme des camions, des coléoptères bigarrés monstrueux mais innofensifs, des chauve-souris qui volaient un peu bas à mon goût, mais bon, c'est toujours intéressant de telles rencontres... Ca va me manquer...

Bon, pour finir sur un clin d'oeil ciné : "Arachnophobie" de Frank Marshall, vous avez vu ? Moi, j'ai trouvé ça pas mal, un peu gore parfois, mais somme toute assez réaliste pour être un tantinet effrayant... En tous cas, c'est le seul avec des araignées qui tienne la route, les autres sont des films de série Z...

Au cours d'une expedition en Amazonie, un photographe est piqué à mort par une monstrueuse araignée qui s'introduit par la suite dans son cercueil. Elle est ainsi rapatriée en Californie. Bientôt, plusieurs morts suspectes sont declarées dans le petit village de Canaima, ou seul le Dr Jennings a des soupçons sur leur origine.

par Claire Desplat publié dans : Bazar total !
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