Bonjour Bruno ! Ou devrais-je dire «Sika», ton nom de guerre !
Personnellement, je recommande à mes lecteurs la visite de ton myspace où mes lecteurs pourront découvrir tous les tournages auxquels tu as participé !
http://www.myspace.com/sikattak
Mais en attendant au boulot ! Allez une petit bio et filmo, s'il vous plaît monsieur :
Avec plaisir mademoiselle ! Let's roll !
(Claire : c'est Madame ! Hihi !)
Depuis l'âge de 6 ans, je me suis pris de passion pour l'informatique et les jeux vidéo (amiga ST, amstrad 6128+, atari
2600). En grandissant cette passion m'a emmené vers le dessin, l'infographie, la création de site internet, la 3D, l'animation japonaise, les mangas et le
cinéma.
J'ai toujours été un rêveur que ce soit dans la vie de tous les jours ou bien en
classe...
Ma première véritable expérience «cinématographique» fut un projet de fin d'études basé sur la
réalisation d'un court métrage interactif. Premier vrai tournage (en beta cam et montage sous station de montage pro, Avid Xpress pour les connaisseurs) qui me remua les tripes, de l'écriture, à
la post prod en passant par le tournage.
Ce fut en quelque sorte une révélation pour moi. Mais, je
mis deux ans avant de reprendre ce chemin. Entre temps, j'ai développé mon sens «artistique» dans une école de graphisme publicitaire, où j'appris à dessiner, à composer une image, à mettre en
couleur, l'art en général, le design (fabrication de packaging et objets).
Ainsi, je fini mes études
par une licence image et son dans laquelle j'ai réalisé mon premier vrai court métrage, BIS (visible sur mon myspace).
Ensuite, vint la première
expérience «pro» en tant que cadreur avec La théorie du Singe où j'ai
rencontré Kayvin Lami qui me fit rencontrer par la suite Antoine Elizabé et Adrien
Laligue.
Peu de temps un groupe était né,
ILLEGALPROD.
Par la suite, j'ai travaillé en tant que 1er assistant réa. sur
REQUIEM, puis THE SALE et DOG FIGHT . Bien sûr en parallèle, j'ai travaillé sur d'autres projets, tel que des clips
(Marilyn Manson, Ed-Ake, Oncle Oedipe, GUSH), et autres courts, en tant que 1er assistant réalisateur ou cadreur. J'aime beaucoup le cadre et de temps en temps je chope
la caméra sur certains projets. L'image, c'est ma came et c'est pour ça qu'à court terme je compte réaliser les films de mes rêves!
Alors, c'est parti pour les questions !
«Vivre cinéma», et pour le cinéma, ça t'es venu quand et comment ?
Un jour
une mouche m'a piqué et je me suis pas réveillé ! Enfin... presque. En fait, j'y suis venu tout naturellement en lâchant prise et me jettant à fond dans les projets pour lesquels je me suis
engagé. Et jusque là je ne regrette rien et j'avance !
Tu te rappelles le jour où tu as débarqué sur un plateau pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?
Excité bien sûr ! C'était sur le plateau de REQUIEM, ma première expérience de 1er assistant. Le challenge était là. Une dizaine de figurants/comédiens costumés/armés à
gérer, ainsi qu'une équipe de 15 personnes voire plus, deux gros 4 X 4, un hummer et une grosse BMW. Quand tu arrives le matin tôt sur le plateau et que tu te rends compte de toutes les personnes
à diriger afin d'amener le métrage au bout... Ca fait flipper ! Mais l'excitation et l'envie de bien faire prédominent ! Et là, tu fonces !
Qu'est-ce qui t' excite le plus dans ton boulot d'ailleurs ?
Une belle séquence érotique ? Non ?! C'est pas la bonne réponse... :p !
Le plus excitant c'est d'être partout à la fois, d'avoir à anticiper la suite et d'être attentif, à l'écoute. En général, tu n'as pas trop de temps pour squatter la
régie !!!
En somme, pour citer un sage très connu dans nos contrées, soit JCVD «Faut être Aware !». Là est
la clé!
(Claire : merci Jean-Claude, détendu du mobile !)
Au fait, ton job te rend-il heureux ? Répond-il à tes attentes ?
Oui, il me rend heureux et m'épanoui. Mais je souhaite passer à une autre étape que celui d'assistant réalisateur, soit réalisateur tout court.
Je suppose que tu as connu, à l'instart de tous les techniciens que compte ce monde
merveilleux qu'est le cinéma (joke), des moments de galère, de doute et de renoncement ?
Des galères sur un tournage y'en aura toujours et elles finissent en histoires romanesques après coup.
Le
doute et le renoncement ne sont pas à l'ordre du jour ! C'est dans les épreuves et l'adversité que l'on se forge ! C'est un métier dur, il faut savoir prendre sur soi, comprendre ses erreurs pour
les transformer en force !
Comment fais-tu pour relever la tête et foncer, encore et encore ?
Facile ! Je baisse pas la tête ! :p
Ta vie, en dehors des plateaux, en souffre-t-elle ?
Attention, question très casse-gueule ! On reste concentré et honnête !
Non, j'essaye de garder une vie sociale avec ma famille, mes amis et ma copine. Ils savent très bien à quoi s'en tenir vis-à-vis de mon travail. Donc il n'y a pas de soucis. :)
Sur un tournage, racontes nous ce que tu redécouvres à chaque fois ?
La joie de retrouver les personnes avec qui j'aime travailler et qui ont la même énergie créatrice et non syndicaliste du cinéma !!!
Je suppose que sur un plateau,
il n'y a pas que des journées avec ! Les jours sans, où le feeling ne passe pas avec le
réalisateur, c'est quoi la méthode pour bosser quand même sans piquer une crise ?
Pour que je pique une crise, il faut grave envoyer du bois avant que je surchauffe. Et quand ca arrive (même si j'ai pas le souvenir d'avoir pèté un câble...) je relativise la situation, me
concentre sur le travail à effectuer et je décontracte les fesses ! (très efficace ;) !(Claire : merci du
tuyau ! Et à moi les fesses musclées !)
Que préfères-tu sur un plateau ? Les scènes d'action pure ou intimiste ?
Haaaa ! Bonne question ! Pour faire simple, les jours de fatigue, plutôt intimiste, c'est moins compliquer à préparer ! Pour le reste peu importe, les deux peuvent être très intéressants même si
j'avoue avoir une petite préférence pour l'action.
Si tu avais pu te glisser pour une journée dans la peau de ton réalisateur préféré, sur le plateau de tournage
de ton film culte, tu aurait choisi qui et quel film ?
J'aurais aimé être Peter
Jackson sur Le Seigneur des Anneaux ! Un travail titanesque pour créer ce film, tous les corps de métier ont été utilisés. Le rêve
!
(Claire : et jouer un hobbit, ça t'aurait tenté ? Ok ! Je sors !)
Au fait, tes références dans ce métier, c'est qui ?
Waourf ! Je suis plus cinéma asiatique que français ou bien US. Alors je fais faire un patchwork des meilleurs : Tim Burton, Jeunet,
Park Chan Wook, Takashi Mike, David Fincher, Hayao Miyzasaki, Kitano, Kim Jee Woon, Terry Gilliam. J'en oublie sûrement mais là tu as du lourd.
(Claire : ah ben oui !)
Qui aimerais-tu voir débarquer sur un plateau de tournage ?
Des aliens
!!!
(Claire : si quelqu'un à un plan Rencontres du 3e type pour Bruno ? J'appelle les
frères Bogdanoff !)
Quelle est la place du net dans ta vie ?
Sur mon bureau ?... Ok c'est mauvais...
Internet est un merveilleux moyen de communication d'échange, de jeux et de travail. Je l'utilise maintenant pour tout. C'est Souper!!
Penses-tu que c'est un outil formidable pour «percer» dans ce milieu ?
Perso, je me dis souvent : mais comment pourrions-nous vivre sans ?
Percer peut être... Mais
l'essentiel se base sur une communication rapide et visible par le grand nombre. C'est une sorte d'eldorado. De plus, il permet de court-circuiter les réseaux traditionnels de distribution,
d'être le moteur d'un contre-pouvoir à pleins de niveaux différents, telle que la politique.
Mais
l'important reste le fond du travail et non la forme.
(Claire : y cause comme un livre le Nono !)
Dans ta deuxième vie, hors cinéma, qu'est-ce qui compte le plus ?
Ma famille, sans hésitation.
Quelles sont tes trucs pour décompresser, te déconnecter ?
Faire l'amour non-stop, plusieurs jours d'affilé. Très bon pour la santé paraît-il !!!
(Claire : ????
T'as de l'expérience apparamment ! Pète la forme le Bruno !!! Ah c'est ça que tu fais quand tu disparais pendant deux jours !)
Le nirvana, pour toi c'est quoi ?
Le nirvana est une utopie pour moi. Disons alors que ma plus belle Utopie serait un monde où chaque individu aurait l'esprit tourné vers la nature et les choses essentielles et non superflues de
notre société de consommateurs dégénérés guidés comme des moutons par une poignée de haut dirigants pensants plus aux profits qu'à l'avenir des prochaines
générations...
Mais commençons déjà par le respect de son prochain et à la prise de conscience qu'il
y a un monde autour de son nombril serait un bon début. Pour l'instant, on va droit dans le mur...
(Claire : T'as pensé aux municipales ?)
La «soirée idéale» de Bruno, c'est...
?
Entre potes, une bonne bouteille, un ti pétard pour détendre, une partie de carte,
et le film qui va bien.
(Claire : grumff !!! Dans ce genre là ?)
Comment te vois-tu dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ?
Plus vieux, encore plus vieux,
peut être mort. Mais toujours la patate !
(Claire : une patate morte ça s'appelle une frite
!)
Es-tu de ceux qui pensent, comme moi, qu'il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, histoire de ne rien regretter plus tard ?
Héhé ! Le fameux Carpe Diem ? Vivre à fond ses expériences oui ! Mais toujours avoir en vue le futur. J'aime me laisser porter mais j'aime pas quand ca m'échappe.
(Claire : keep control !)
En quelques mots, comment définirais-tu le cinéma ?
Usine à rêves ? Expérience jubilatoire ? Monde merveilleux des emmerdements à n'en plus finir ?
Rêve, illusion, folie créatrice, pleures, rires, prise de gueule, la vie.
Alors, l'actu de «Sika», c'est quoi ? Parles nous un peu des tourn