C'est moi !

Photos de Guyane

















Mon petit monstre adoré, Ludovic Baron et moi !
7 juin 2008



















Version beau ténébreux... 14 juillet 2008












102 plans day - Tournage Scorpion -
Julien Seri mon ami pour la vie...


















David Rodrigues, Grégory Simon, Ludovic Baron
et Thomas Houvet ! Je sais... trop beaux !!!
7 juin 2008















Kazou et un hélico ! Normal ! C'est beau la Creuse !

























Guy Amram et Franck Neckebrock - Juillet 2008
Joséphine Ange Gardien !
Ca tue hein ! Merci mes amours !















Thomas Houvet, Grégory Simon et Charlie Costillas...
et moi... Tournage Illicite 12 juilet 2008























Isabelle Belon et Thomas Houvet - juillet 2008


















Franck Neckebrock et Damien Leconte
Les flics d'ILLICITE - juillet 2008























Charlie Costillas et Thomas Houvet
Les voyous d'ILLICITE - juillet 2008





















Stoy - Tournage de La genèse
de Lilth - juillet 2008




















Gregory Simon en pleine love story
sur le tournage de La Genèse de
Lilith, de Stoy - juillet 2008




















Damien Leconte - La genèse de Lilith
Stoy - juillet 2008















Véronique Picciotto et Ludovic Baron - 7 juin 2008









Amélie, Ludo, moi et Kinder Man


















Ludovic Baron, Amélie Langlet, Sébastien Gillieron
et moi, by Sylvie Toglia














Gregory Simon - juillet 2008




























Charlie Costillas



















Romain Heny, sérieux ! - 7 juin 2008




















Mickaël Mongin, breton et pis c'est tout !

















 Romain Henry et moi - Planteur et mojitos... Humffff !!!
7 juin 2008


















Ludovic Baron et Jey Jey
















Avec deux génies... Petit moment de grâce...
Mes amis Ludovic et Julien - 7 juin 200





































Grégory Simon... Mon réal ! - 7 juin 2008
Merci de croire en moi mon ami !
















Mon petit trublion adoré et bourré de talent 
Romain Henry
7 juin 2008

















Avec mon Kazou : Antoine Elizabé !
7 juin 2008


















Trio infernal : Julien, Kaz et Adrien Laligue
7 juin 2008














Mon Ange... Ange Basterga et Adrien Laligue
7 juin 2008

















Kaz, Adrien et Anna Langner !
7 juin 2008






















Adrien Laligue version "Je pique les yeux" !























Thomas Houvet version ILLICITE - juillet 2008

















Kaz et Anna ! Et oui ! Ils s'aiment !
7 juin 2008
















Mon ami Guy Amram et Kaz sur le tournage de
DOG FIGHT - 2008 - Aline Boros
















Laurent Zimmermann et Ange Basterga -
Tournage de DOG FIGHT












Mon poète... Umut - Savant des Rimes
Clip "Le turc" - Antoine Elizabé









Anthony Dupray, Adrien et Sébastien Gillieron
7 juin 2008 - Hugo Mayer










Lé Zimposteurs au grand complet
7 juin 2008


















Lilly Eïdo et Julien version méchant,
pas crédible 2 secondes !
7 juin 2008 - Hugo Mayer


















Kaz version warrior










Avec mon Amélie Langlet, rentrée de Los Angeles
7 juin 2008











Kaz by Aline Boros - tournage de DOG FIGHT






















Tournage de DOG FIGHT - 2007
Aline Boros























Ludovic Baron, ultra-brite version !














Naoufel Aliju - Tournage de BABYLONE
























Anthony Dupray - Tournage de BABYLONE



















Salem Kali
















Kaz et Anna - Tournage de DOG FIGHT











Adrien Laligue by Aline Boros










Guillaume Tauveron























Kayvin Lami











Olivier Chateau














Bruno Cailloux by Aline Boros














Karole Rocher... Merci mon amie !



























Gregory Simon






















Thomas Houvet, The Voice !



















Dan Bronchinson

 













Kinder Man, Kaz, Anthony et Anna



















Julien et Arnaud Magimel "Magimix" - 7 juin 2008


















Romain, moi, David et Ludo... Moment de grâce !
7 juin 2008
















Anthony Dupray - Tournage de DOG FIGHT
Aline Boros

















Damien Leconte et Anthony Dupray : les fréros !
Dinette de février 2008


















Avec Anthony Dupray - 7 juin 2008
Hugo Mayer


















Julien, Fabien Dufils et Eloïse Lauret -
Dinette février 2008 - Sylvie Toglia










Mon Kinder Man entre les mains
de Guy Amram - Tournage de DOG FIGHT



















Il va brûler les planches...
Petit génie de l'humour...
Romain Henry













Kaz et Anna, chabadabada...
Tournage de DOG FIGHT


















Anna Langner version Miss Leighton - DOG FIGHT
Aline Boros
















Sébastien Gillieron version Mirales - DOG FIGHT
Aline Boros

















Tournage DOG FIGHT à Bastille : Moussa Maaskri, Sika...


















Romain Henry... Le regard du plagiste...



















Monsieur Olivier Marchal - sortie de MR 73
by Hugo Ma
yer
















Dan Bronchinson sur DOG FIGHT




















Fara Sene, moi et mon poète, Savant des Rimes
7 juin 2008
Belle rencontre Umut... Vivement la suite !


















Des allumés géniaux : Laurent Zimmermann, Kaz, Adrien,
Kinder Man, Anna et Amélie
- 7 juin 2008












Julien et Kaz : vous avez dit génies ?

















David Deplanque Lucchini, Stéphen Scardicchio,
Fabien Carrabin...  Force et honneur !





















Kaz by Umut...  Merci de tes mots mon ami - 7 juin 2008














Romain Basset et Ludovic Baron

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Le site d'une passionnée de cinéma...
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L'envers du décor raconté par ceux
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A travers des interviews, des reportages
et des critiques,
je tente de percer les mystères
de cette fabuleuse usine à rêves...
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dans ce voyage !

Dans les pages fixes, à cette adresse :

MONJOURNAL

retrouvez tous les jours
mon billet d'humeur...


C'est parti !!!


ET VIVE LE CINEMA !
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Tournage du film ILLICITE 
de Gregory Simon
juillet 2008
(Photos Claire Desplat, Sylvie Toglia et Isabelle Belon)

Vendredi 14 septembre 2007

Avant de commencer cette interview, à l'intention des visiteurs qui ne connaissent pas encore ce blog, je tiens à préciser que j'ai fait la connaissance de Bernard viaaffiche_indig_nes-1.jpg son blog il y a presque un an maintenant ! Au départ, comme Bernard-cannes-4.jpglectrice, puis comme commentatrice. Il est vrai que depuis la déferlante Indigènes et le succès du film lors du Festival de Cannes 2006, et le Prix d'interprétation qu'il partage avec ses quatre compères, le visage de Bernard vous dit sans doute quelque chose ! Vous l'avez peut être reconnu cet été dans Mystère sur Bernard---simon.jpgTF1, dans le rôle de Castaneda ! Ces précisions apportées, vous constaterez, en surfant sur mes pages, que j'ai déjà consacré de nombreux articles à Indigènes et à la carrière de Bernard ! Ne manquait plus donc qu'une interview, suite logique à une rencontre il y quelques jours en Dordogne ! Bref, mais intense, et à renouveller !

Bonjour Bernard ! Et tout d'abord, merci de te livrer ainsi au jeu des questions-réponses !

Ravi de répondre aux questions de l’aventurière Guyano-limousine !


Tout le plaisir est pour moi ! Bernard, dis-moi, en quelques mots, ton métier te rend-il heureux ?
Oui, mon métier me rend d’autant plus heureux que j’en ai fait d’autres et que je connais la chance et le plaisir que j’ai de le faire.


Bernard.jpgJe suppose qu'au cours de ta vie, tu as connu des périodes de doute, de frustration... Ont-elles laissé un goût amer ou au contraire, le sentiment que tu as su te transcender, dépasser les échecs et foncer la tête haute ?
Je n’ai pas le sentiment d’avoir vécu d’échecs. Tout juste des accidents de parcours nécessaires à l’humilité et à la progression. Jamais d’amertume. Je me dis que le jour où l’on ne voudra plus de moi, je ferai autres chose et cette idée ne me pose aucun problème.


C'était quoi, d'ailleurs, le « truc » de Bernard, pour se remotiver, se ressourcer et repartir à l'assaut des castings, avant le succès et la reconnaissance de tes pairs ?
Toujours avancer. Et puis j’ai horreur du vide et de l’inactivité. Dès que j’ai deux secondes, je m’occupe, j'échafaude des projets dans tous les domaines. Toujours besoin de construire, de projeter.


Considères-tu que tu devras passer toute ta vie à apprendre, ou qu'au contraire, tu en sais déjà bien assez sur ce métier ? La formation proposée dans les écoles actuelles te semblent-elles adaptée à la demande ? N'as-tu pas peur d'un formatage des comédiens ?
De toute façon, oui, je pense qu’on passe sa vie à apprendre. Qui peut dire qu’il en connaît assez, dans quelque domaine que ce soit?
Par rapport aux écoles, je ne crois pas aux vertus de l’apprentissage, du savoir partagé. La formation n’est qu’un moyen de se confronter aux autres, de rencontrer et d’exercer sa passion (éventuellement). Ce n’est qu’un sas par lequel on construit son avenir en piochant deux trois trucs et en commençant à tester, essayer, pratiquer.
Les acteurs formatés sont ceux qui pensent qu’ils ont tout à apprendre de leur formation...
 
Quand on te fait un compliment sur ton travail, comment réagis-tu ? Et à l'inverse, face à une critique, justifiée ou non ?
Je me méfie des compliments, sauf quand ils viennent de gens que je ne connais pas et dont les yeux s’illuminent de sincérité. Les critiques, celles de la presse, je les guette. Enfin, les bonnes. Pour celles qui viennent d’amis ou de connaissances, je les prends. Parfois elles sont utiles, parfois gratuites et fondées sur l’histoire du critique. Mais en théorie, je pars du principe que, quoi qu’on fasse, même si c’est objectivement mauvais, il se trouve des gens pour adorer et d’autres pour critiquer. Mais ce ne sont que des points de vue. J’essaie de garder le mien.


Quel est le rôle qui t'a le plus apporté, en tant qu'homme, peut-être plus qubernard_1.jpg'en tant qu'acteur ? Celui qui t'a fait découvrir une part de toi que tu ignorais ?
Coco dans Peau d’homme, coeur de bête d’Hélène Angel, Martinez dans Indigènes, le père dans Tel père, tel fille et... pfff


Hors plateaux, que fait Bernard pour occuper ses journées ? Internet est-il un outil de plus, avec son ouverture sur le monde, pour mener à bien une carrière de comédien ?
Hors plateau, je fais de la musique, j’essaie d’écrire, je marche, je vais au ciné, je drague, je fais de la sourcellerie, mon blog, je vis...
Internet est une véritable révolution. Une ouverture sur la connaissance, le monde, les autres. On n’a pas suffisamment conscience de la chance que l’on a.
Par rapport à ma “carrière”, ça n’apporte pas grand chose. Je ne vais pars chercher les rôles, les castings. Ils viennent tout seul ou ne viennent pas. En tout cas, ça ne passe pas par là mais par le travail.


Pour toi, le plus important, ce sont les gens avec qui « tu as fait » ou « ce que tu as fait » ? Partager un univers est-il plus important, plus intéressant du moins, que de décrocher un bon rôle ?
1 – Le scénario (ce qu’il raconte) 2 – Le rôle (pas son importance mais sa consistance) 3 – les gens. Mais le classement varie selon les projets. Pas de principe !


Parles-nous un peu de ton actualité, des tes projets de tournage et des films déjà en boîte que tu as tourné récemment !
Pfff, j’avais pas vu que c’était aussi long !
Un acteur n’a pas d’actualité. Tu as pu voir en suivant ce blog que les rôles tombent peu de temps avant les tournages. Et ceux qui sont sur des scénarios qui sont en début de production (j’en ai deux ou trois comme ça), je n’en parle pas car le cinéma est trop fragile pour se permettre de rêver sur des projets qui ne sont pas lancés ou totalement financés.
On attend la sortie du Louis la Brocante fin septembre, début octobre, du Charlotte Corday début 2008, du Maupassant en mars et de La main courante dont la sortie en salle devrait avoir lieu également en 2008. Peut-être fin 2007.
Après, les choses sûres : un tour de chant le 7 octobre, la tournée de mon spectacle, un court métrage de Camille Bialestowski qui a écrit un rôle pour moi et qui me demande de faire la musique, un autre de Cyril Pottier, un documentaire en tant que réalisateur et tous les tournages dont j’ignore plus ou moins l’existence.

(Je me permets de préciser une date : le 17 novembre, à Rochefort ! Ton spectacle Enfin disponible au théâtre de la Goulée d'or ! J'y serais !)

Dans quel état d'esprit abordes-tu tes rôles ? Les prépares-tu tous de la même manière ou cela dépend-il du caractère du personnage, de sa psychologie ? Tu es plutôt « Actor's Studio » ou « impro sur le tas », à quelques minutes du clap ou des trois coups ?
Impro sur le tas et travail inconscient en amont.


bernard_trio.jpgD'ailleurs, parviens-tu facilement à te défaire de la « peau de l'autre » ou te hante-t-il longtemps après le clap de fin ou la dernière représentation ?
Les rôles habitent quoi qu’on en dise. Mais je n’ai aucun mal à m’en défaire. A peine terminé, je suis aussitôt parti sur autre chose. Bon c’est vrai que sur Indigènes, par exemple, après quatre mois de tournage, il m’a fallu un peu de temps...


L'adage veut que l'on choisisse ses amis, et pas sa famille. Les familles du théâtre et du cinéma t'ont-elles apporté sur un plateau des amitiés précieuses ?
L’amitié dans le théâtre : c’est rare. Dans le cinéma, aussi. On rencontre tant de monde, tant de gens cons et formidables que les meilleurs amis, les plus fidèles, ce qui durent, sont souvent en dehors. Exception faite de ceux du début de carrière, quand on ne sait pas encore comment ça marche et que l’on donne tout son affect aux gens que l’on rencontre.


D'après ton expérience personnelle, le public considère-t-il encore trop souvent ce métier comme futile et par définition, facile et grassement payé, et confond-il encore trop souvent célébrité rapide et talent véritable ?
Le public est fasciné par la chose médiatique. On ne le changera pas. On n’est pas dans le réel mais dans le fantasme. Chacun y met des trucs plus ou moins bizarre. Personnellement, le public que j’aime, c’est celui que je croise à la sortie de la salle de théâtre ou de cinéma ou celui qui m’arrête dans la rue pour me féliciter de tel ou tel Martinez. Et si je fais le Blog, http://www.blancan.org/,  c’est pour rectifier les images et les ramener à mon réel.


Face à des inconnus, qui ignorent tout de tes activités, il t'arrive encore de « flipper » au moment de dire : « je suis comédien » ?
Non, je ne flippe pas. Après, je suis amusé de constater que ceux qui ne me connaissent pas du tout m’ignorent (ce qui prouve que je n’ai pas une tête d’acteur) ou se prennent de compassion : pas trop difficile? Tu en vis?


Allez, un petit délire, après ces questions existentielles ! Pour exercer ce fabuleux métier, penses-tu qu'il faut être :

 

·         orgueilleux ? oui

·         mégalo ? non

·         schizo ? oui

·         un peu timbré ? Pas obligé

·         exhibitionniste ? non

·         très atteint mentalement ? Non, pas obligé

·         timide maladif en cours de traitement ? C’est souvent le cas

·         tout simplement inconscient ? Oui et non

 
Faut-il se mettre en danger, pour vivre pleinement sa vie d'homme, de comédien ?
Evidemment !


Considères-tu que la France est le pays du cinéma par excellence ? Pourrais-tu être tenté par les sirènes étrangères, du côté de L.A. ou New York ?
La France est un pays de cinéma. Parmi d’autres. J’adore le cinéma asiatique, anglais, nordique, américain, argentin... Mon rêve est de jouer en espagnol. Ça ne sera donc pas à L.A.!


Une question bateau : qui sont tes idoles, tes modèles, dans ce métier ?
Pas d’idole, pas de modèle. Si ce n’est Immamura parce qu’il avait une liberté de ton, une intelligence, une finesse exceptionnelles et qu’il ne faisait jamais deux fois le même film. Et qu’il a compris que les sujets graves n’interdisent pas la sensibilité et l’humour.


Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?
Jouer un rôle de sourcier avec une belle chérie.


Comment te vois-tu, dans 10 ans, 20 ans ?
Aucune idée mais heureux.


Une dernière pour finir, avant de te laisser conclure cet interview à ta façon : ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ça n'est pas déjà fait ?
Une entrecôte échalotes avec cèpes et pommes sarladaises accompagnée d’un Pommerol.


Je te laisse carte blanche pour le mot de la fin ! Et encore merci d'avoir partager ces instants avec moi et mes lecteurs au travers de ce blog ! Merci Bernard  ! Et à bientôt sur nos écrans ou sur scène !
Bravo à toi Claire pour ce questionnaire dont pas mal de journalistes pourraient s’inspirer. Des bises !

Bernard Blancan

publié dans : MES INTERVIEWS DE COMEDIENS
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Vendredi 14 septembre 2007

A voir, afin de mieux connaître 
le travail d'Antoine Elizabé,
avant de lire l'interview :

allersurcettepage
   

   


Bonjour, Antoine ! Et tout d'abord merci d'avoir accepté cette interview ! C'est une première pour moi, et je suis ravie que ce soit avec toi !

Antoine-Elizab---photo-perso.jpgAntoine Elizabé, né le 14 avril 1981 à Grenoble ! Il me manque 6 dents ! Je me suis cassé les deux bras, un pied, le nez et les genoux !
J’aurais rêvé être gardien de zoo, mais malheureusement on m’a prêter une caméra avant !
Pour le CV ciné, j’ai réalisé trois courts-métrages, quelques formats courts, et je fus chef opérateur sur les courts-métrages de mes camarades Adrien Laligue et Kayvin Lami ! 



Pour un rapide CV "ciné":

2004 : Réalisation du DVD Stunt Attitude : clip vidéo moto extrême
2005 : Ecriture et réalisation du court métrage "Stunt Attitude"
2006 : Ecriture et réalisation du court métrage " Echec et Matt"
2006 : Réalisation de divers formats courts écrits par Kayvin Lami
2007 : Réalisation du court métrage Flanagan et Wisconssin écrit par Kayvin Lami
2007 : Réalisation de divers formats courts écrit par Kayvin Lami et Adrien Laligue
2007 : Réalisation de clips pour TwoFace et SDClick
2007 : Chef opérateur sur Requiem d'Adrien Laligue
2007 : Chef opérateur sur The Sale de Kayvin Lami
2007 : to be continued !

Voili voilou !
Good Luck pour l'interview réalisateur !
Bisous et merci pour l'intérêt que tu portes à nos travaux ! 
J'ai lu les interviews de comédiens, et elles sont vraiment top ! 

En parlant de cela, tu te rappelles le jour où tu as tenu une caméra dans les mains pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?

1999, achat paternel d’un caméscope Sony PC3, et je filmais les dégâts produits par la tempête du lendemain de Noël (déjà petit j’avais un faible pour tout ce qui était scénarioAntoine-tournage----moto1.jpg catastrophe !)
C’est quelques années plus tard qu’avec mon frère nous fixions la caméra sur le réservoir de ma moto pour réaliser mes premiers montages vidéo ! En a découlé une spécialité de la maison : les vidéos stunt attitude 
(
www.illegalprod.fr/stunt_attitude.htm
et la sortie d’un DVD en 2005. À l’époque je n’étais pas très aguerri au guidon et filmer mes copains qui eux, étaient plus à l’aise, me permettais de vivre la même chose qu’eux, mais sous un autre angle ! Donc : excitation à mort !

 

 Comment t'es venue l'idée d'en faire ton métier ?

Au lycée, en seconde, après avoir vu Le 5ème élément de Luc Besson, je me suis lancé dans l’écriture et le dessin, je me suis rapidement essoufflé, je n’y croyais pas ! Comment devenir réalisateur sans rien y connaître, et sans avoir aucune relation ? Entre temps, j’avais réalisé un court métrage pour le cours d’anglais, en faisant un remake de C’est arrivé près de chez vous ! Elève dans  un lycée «cato», je me suis fais censurer à la diffusion en fin d’année !!!
La moto et les vidéos sont arrivées dans ma vie. L’idée d’écrire une petite histoire pour accompagner les figures (le stunt) m’a titillé. On s’est lancés avec Denis Chabassier (aujourd’hui chef machiniste chez Illegaprod) sans rien y connaître ! Juste l’envie de s’éclater !

 

Quelle est ta formation, à la base ?

Graphiste PAO/Web Designer, j’ai une maman artiste peintre. Il y avait quelques gènes artistiques dans le sang de la famille, et puis je suis super nul avec une perceuse … Heureux oui, mes attentes sont encore nombreuses puisque je débute (le jour où je ferais exploser un hélico sur la tour Eiffel (dédicace aux frères Salto de Black Light Studios en passant) peut être que je pourrais répondre oui à ta question (mdr !)
Souffrir, je ne sais pas ! Elle a radicalement changé, c’est certain. Quand tu revois tes amis (hors famille ciné) après trois mois de boulot, que tu parais dix ans de plus que tu n’en as (cernes, barbe de 45 jours …) c’est qu’il s’est passé quelque chose... Et puis, je pense qu’on vit tous 300 % cinéma, c’est dur de passer devant un décor … un endroit pardon, sans imaginer une séquence que l’on pourrais ty tourner.
Et puis on sort des 35 h et du métro boulot dodo, ça laisse moins de temps pour la famille, mais je n’ai aucunement la sensation de souffrir, bien au contraire, je vis enfin et ce n’est que le début !


Je suppose que tu as connu, à l'instar de tous les comédiens et les techniciens que compte ce monde merveilleux qu'est le cinéma (joke), des moments de galère, de doute et de renoncement ? Comment fais-tu pour relever la tête et foncer, encore et encore ?

Ces moments-là ne durent pas très longtemps, au pire 24h ! Une petite réunion Illegalprod, où l'on mate un Jason Bourne et on y retourne avec des idées plein la tête (d’ailleurs je conseille Bourne Ultimatum, c’est une tuerie, sauf qu'il meurt à la fin !)
La famille est là également, très présente même si on se voit pas beaucoup, ils croient tous en moi et c’est un moteur incroyable. C’est ma fierté de pouvoir leur présenter mon travail, alors il ne faut pas abandonner.
Plus tu vas penser que c’est dur, plus ça l’est ! Oubli que le chemin est long... Avance, tête baissée, tu arriveras au bout, c’est certain !

 

Ta première réalisation en boîte, ton sentiment prédominant, c'était quoi ? Joie, soulagement ou tristesse ? Certains réalisateurs comparent ce moment du clap de fin à une sorte de redescente douloureuse après un «orgasme cinématographique» ! C'est ton cas ?

On l’a fait, putain, on l’a fait !
Chaque film est une nouvelle aventure, en plus j’ai le don de mettre mon équipe dans des situations pas possible (tournage en novembre sous une pluie battante en pleine forêt de Antoine-photo-1-tournage-en-ext--rieur.jpgFontainebleau, la nuit, par exemple)
C’est donc un soulagement, et quelques jours après, un vrai manque. On prend des habitudes, on retrouve des gens la plupart du temps super motivés et de bonne mentalité. Mais là encore, pas de douleur, juste l’envie de recommencer ! Il y a des plans ou des séquences qu’on a pas pu faire, qu’on voudrait recaser dans un prochain, alors … NEXT !!!

 

Sur un tournage, tu es du genre despotique ou cool ? Fais gaffe à ta réponse, je vais avoir des témoins qui auront des choses à dire dans quelques semaines !!!

Huummm !! Il faudrait leur demander à eux ! J’essaye de prendre soin des gens (Kayvin Lami m’appelle Papa Ours) avec qui je travaille ! Je n’ai pas envie de passer pour le tyran, mais il faut que ça avance et j’ai des idées bien précises sur ce que je veux ! Je sais que sur combat-de-chiens-affiche-teaser.jpgle tournage de Dog Fight se sera tendu avec Bruno Cailloux, le premier assistant, mais on sait tous les deux qu’on veut faire du bon boulot ! 
En tant que producteur sur ce film, j’ai une pression supplémentaire. Je sais qu’on ne doit pas se louper sur chaque jour de tournage. On va donc s’éclater, mais sous pression ! Alors l’équipe risque de le ressentir, c’est certain, surtout que les journées sont très chargées ! Mais si tous roule, on sera «Flex Détente Booginight» !!!

 

 Au moment de choisir tes acteurs, justement, c'est comment dans la tête d'Antoine : le bazar total (et tu marches au feeling), ou alors tu fais fonctionner un disque dur (où tu stockes des idées précises qui définissent chaque rôle du casting) ? (Là, j'ai claqué personnellement 10 000 neurones pour pondre cette question !)

Déjà, j’ai une idée physique sur le casting que je veux, la sélection se fait alors par photos. Mais là, rien n’est gagné ! Des comédiens peuvent avoir une super gueule, mais un jeu qui ne suit pas ou qui ne correspond pas. Je pense qu’ensuite c’est un feeling, en général. Quand la personne passe le pas de la porte, je sais. Les comédiens dégagent (ou pas, ça c’est dommage pour eux) un truc, une prestance. On arrive rapidement à savoir si ça colle au personnage ou non.

 

Que préfères-tu filmer comme scène ? Action pure ou intimiste ?

Capture03.jpgJe suis un vrai gamin, quand j’étais petit, j’avais une ville en Legos, avec police, voitures, armes, hélicoptère, méchant et héros !!!
Et bien maintenant c’est pareil ! Je mets en scène de vrais Legos, et c’est trop bon !
Maintenant, partir dans un film plus calme, plus intimiste après avoir tué tout le monde, je trouve ça sympa ! J’adore les films d’Innaritù, où l’intimité des personnages est superbement dévoilée, mais je n’estime pas avoir encore la maturité nécessaire, et surtout pas assez vécu en tant qu’être humain pour aborder des films intimistes sans plonger dans le cul-cul ou le cliché.



Si tu avais pu te glisser pour une journée dans la peau de ton réalisateur préféré, sur le plateau de tournage de ton film culte, tu aurais choisi qui et quel film ?18381818_vign.jpg

Roh la question horrible … Impossible de n’en choisir qu’un ! On va dire qu’en 95-96 je me serais glissé dans la peau de Kasso pour La Haine, dans celle de Mickael Bay pour The Rock et de Mickael Mann pour Heat, en 2005 dans la peau d’Olivier Marchal pour son sublime 36, quai des Orfèvres, 2006 pour Vol 93 de Paul Greengrass et 2007 pour Bourn Ultimatum du même réalisateur ! Désolé pas pu en choisir qu’un seul !

 

Au fait, tes références dans ce métier, c'est qui ?Qui aimerais-tu faire tourner dans un de tes films ?

besson.gifRéférences en tant que réalisateur, j’en ai cité quelques-un plus haut. Luc Besson, malgré la critique, a quand même réussi de jolis coups. Même si aujourd’hui les films qu’il produit n’ont pas la valeur de ceux qu’il a su réaliser auparavant, en tant que réalisateur … Pas mal d’acteurs américains. J’adorreais pouvoir bosser avec Clive Owen par exemple.

 

Quelle est la place du net dans ta vie ? Penses-tu que c'est un outil formidable pour «percer» dans ce milieu ? Et comme dans ton cas, pour faire connaître ton travail ?Perso, je me dis souvent : mais comment pourrions-nous vivre sans ?

Le net a la même place qu’une bouteille d’eau en pleine été ! Pour vous dire, pour Dog Fight, une bonne partie de la préparation se fait via un forum, sur lequel nous faisons des rapports journaliers sur l’avancement des tâches de chacun !

 

1/ toute l’équipe est tenue au courant en un écrit ! Gain de temps et de forfait téléphonique !

2/ il y a une trace écrite, donc pas d’oubli !

3/ l’écriture engendre des idées !

Le net est devenu un outil indispensable pour communiquer et faire connaître son travail, mais comme tout outil ouvert à tout le monde, il faut vraiment avoir quelque chose de nouveau ou une communication d’enfer, pour se démarquer de cette masse !

 
Dans ta deuxième vie, hors cinéma, qu'est-ce qui compte affiche-teaser-2-Doght-fight.jpgle plus ? Quelles sont tes trucs pour décompresser, te déconnecter ?

Je pense que tu l’as deviné, ça a deux roues et un gros moteur, et puis l’hôpital aussi … C’est lié ! Et sinon, dans pas trop longtemps j’espère, peut être une femme, et quand mon frère sera papa, je pourrais rajouter, mes neveux !

 

Le nirvana, pour toi, c'est quoi (interdit de copier sur Guy !) ?

Un mec avec des cheveux longs (ouais c’était facile je sors)

 

La «soirée idéale» d'Antoine, c'est quoi ?

Une soirée Illegal … sur les toits de Drancy, avec une bonne bouffe et de la salsa, et évidemment de charmantes demoiselles pour danser avec moi !
Une soirée sans femme, ce n’est pas une vraie soirée !

 

Comment te vois-tu dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ? Moi, je te souhaite un IMBd de quatre pages et des statuette dorées plein les étagères de ton bureau de L.A. ! C'est dit ! Es-tu de ceux qui pensent, comme moi, qu'il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, histoire de ne rien regretter plus tard ?

 

Dans 50 ans, sponsorisé par Q10 (crème anti-âge) ! 20 ans, 10 ans, sur les plateaux de tournage c’est obligé, avec Illegalprod qui aura grandit je l’espère avec toute la bande, en train de lancer des idées comme des gamins ! Peut être qu’on utilisera même des Legos !
Et si on part dans la rêverie, des super locaux de 2000 m2 avec une grande baie vitrée et poutres apparentes bois/métal pour Illegalprod !
Pour les statuettes... Ca... On aura beau faire tout le travail qu’on peut, si on ne plaît pas … On laissera le public s’occuper de notre cas.
Pour répondre à ta seconde question, c’est certain qu’il faut se donner les moyens. Il faut se prendre des baffes aussi (parfois ça aide à faire du meilleur boulot). Après chacun fait comme il le sent ! Je trace la route... On verra bien où ça nous mène !

 

Allez ! Une question délire : quel est ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ce n'est pas déjà fait ? (Pour mémoire, grâce aux réponses de tes comédiens de «Combat de chiens», j'ai déjà un menu tout prêt pour la teuf de fin de tournage : salade de tomates à la Buffala, ragoût, paëlla, côte de boeuf au gros sel, le tout arrosé de Bordeaux... Petit joueur à table s'abstenir !!!)

Tartiflette, un petit blanc et une omelette norvégienne ! On finit tout ça par un verre de Génépi et on est bon !

 

Pour finir en beauté, la vie est belle, Antoine ?