C'est moi !

Photos de Guyane

MERCI A TOUS DE VOTRE PASSION...














Julien Seri










Ange Basterga










Antoine Elizabé























Guy Amram























Ludovic Baron















Naoufel Aliju























Anthony Dupray




















Salem Kali












Adrien Laligue











Guillaume Tauveron























Kayvin Lami










Olivier Chateau













Bruno Cailloux














Karole Rocher

















Yani Lotta























Thomas Houvet



















Dan Bronchinson

Bon courage !!!

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Rechercher

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Cinéma, cinémas...

 

DSC01578.JPG 
Bonjour à tous !

Bienvenue sur 

Cinéma, cinémas


Le site d'une amoureuse du 7e Art !






A travers mes interviews de comédiens, 

réalisateurs et techniciens de plateau de tournage, 

je tente de percer les mystères 

de cette fabuleuse usine à rêves...

Et ce n'est que le début de l'aventure..
.


th_Music12.jpg

Visitez ma page Myspace, 

http://www.myspace.com/mariesislebourbon   

Et pensez à me laisser des commentaires ! 

Afin que je vous découvre aussi, 
chers lecteurs !
 

undefined  

  Photos des participants à la

DINETTE MYSPACE VERSION 2



qui aura lieu à Paris le 7 juin prochain !

Et dont voici l'adresse de la page myspace :

http://www.myspace.com/dinettemyspaceversion2  

Comédiens, réalisateurs, maquilleurs, compositeurs...

 







  


 Cliquez sur pause pour désactiver le player
lorsque vous visionnez des vidéos !
C'est mieux !



Mardi 11 septembre 2007

Ren---les-yeux-bleus-2.jpg

"La vérité si je mens", 
de 
Thomas Gilou

Claire Desplat : Bonjour Guy ! Et tout d'abord, merci de te livrer ainsi au jeu des questions-réponses ! Cet article sera le 200e de ce blog ! Champagne !
Guy Amram
: Merci à toi, Claire, pour ton intérêt à mon égard...

Claire :
Tout le plaisir est pour moi ! Personnellement, je t'ai découvert pour la première fois dans le court-métrage «Le traître», d'Antoine Renan,
cemment diffusé sur 13e Rue, aux côtés de Yannick Soulier !aikido18.jpgaikido15.jpg


Depuis, j'ai visionné et publié sur mes pages «Action I, II et III». Et savourer ta plastique irréprochable dans «Barth et Ernest», de Fabrice Begotti, dans lequel tu avais Sagamore Stévenin pour partenaire, sur ton Myspace
http://www.myspace.com/guyamram... 
J'encourage mes lecteurs à en faire de même ! Ca vaut le détour et les images sont... dirons-nous... parlantes ???

En attendant, c'est parti pour les questions ! Que j'espère on ne t'a jamais posées ! La première, au premier abord, peu sembler simple. Mais y répondre honnêtement sous-entend que tu sois bien dans ta tête, planté droit dans tes baskets ! Guy, dis-moi, en quelques mots, ton métier te rend-il heureux ?
Guy : Le jour où j'ai tourné pour la première fois dans un film, j'ai su que cette expérience me pourrirait la vie... En quelques mots, ce métier est une passion dévorante, mais l'exercer ne rend pas forcément heureux... Pour cela il faudrait avoir en permanence un bon scénario, des partenaires agréables et talentueux et un metteur en scène génial et à l'écoute... Et être soi-même à la hauteur de l'attente de tout le monde.
Quelquefois, ça arrive mais... On est déjà soulagé quand on travaille ! Alors...

Claire
: Je suppose qu'au cours de ta vie, tu as connu des périodes de doute, de frustration... Ont-elles laissé un goût amer ou au contraire, le sentiment que tu as su te transcender, dépasser les échecs et foncer la tête haute ?
Guy : Le problème des doutes et de la frustration est récurrent dans ce métier... Personnellement, le doute s'empare de moi un jour sur deux...
Sans la confiance en soi, le comédien doute, s'étiole... Et quoi de mieux pour retrouver cette confiance que de travailler ! Oui, mais si le travail tarde, ce sont alors les problèmes d'argent qui surviennent, le doute qui s'installe et l'intermittent maussade qui pointe son nez ! Et là, il faut effectivement garder la tête haute pour ne pas boire la tasse !

Claire :
C'est quoi, d'ailleurs, le «truc» de Guy, pour se remotiver, se ressourcer et repartir à l'assaut des castings ?
Guy : Faire autre chose, s'ouvrir totalement à d'autres horizons... Se rappeler qu'il n'y a pas que ce métier dans la vie. Et dès que ça commence à marcher, le téléphone sonne et un réalisateur vous propose invariablement un rôle qui va vous retourner.blog-myspace.jpg

Claire
: Considères-tu que tu devras passer toute ta vie à apprendre, ou qu'au contraire, tu en sais déjà bien assez sur ce métier ? Les formations proposées dans les écoles actuelles te semblent-elles adaptées à la demande ? N'as-tu pas peur d'un formatage des comédiens ?
Guy : Apprendre, tomber, recommencer, se relever, et apprendre à nouveau... Mais de la vie, des humains... Pour être, il faut vivre, c'est la meilleure formation.
Attention, je pense que les cours de théâtre sont très importants pour apprendre les bases... Mais les profs sont majoritairement des acteurs qui n'ont pas réussi ! 
Aussi, croire en sa prope vision est plus importante que suivre celle des professeurs.
Pour finir, je ne crois pas au formatage du charisme et de l'émotion... J'ai donc bon espoir.

Claire
: Quand on te fait un compliment sur ton travail, comment réagis-tu ? Et à l'inverse, face à une critique, justifiée ou non?
Guy : Lorsque je suis fier de mon travail, je suis sur un mode serein... En revanche quand j'ai foiré, j'ai foiré !!! Je le sais, et je suis suffisament mal dans mes pompes pour envoyer chier tout le monde...

Claire
: Quel est le rôle qui t'a le plus apporté, en tant qu'homme, peut-être plusm-2aa5de779e062a8cb7d12ea2687b0f5e.jpg qu'en tant qu'acteur ? Celui qui t'a fait découvrir une part de toi que tu ignorais ?
Guy : Mon rôle de papa... Le cinoche à côté, c'est de la rigolade...

Claire
: Hors plateaux, que fait Guy pour occuper ses journées ? Internet est-il un outil de plus, avec son ouverture sur le monde, pour mener à bien une carrière de comédien ?
Guy : Je regarde beaucoup trop de films pour quelqu'un de normal !!! Je lis beaucoup aussi... Et je joue régulièrement au tennis et au squash ! Je m'occupe également beaucoup de mon fils. Internet est évidemment un outil formidable, probablement le plus en phase avec le moment et au-delà des relations publiques, il ouvre à une réelle communication.

Claire
: Pour toi, le plus important, ce sont les gens avec qui «tu as fait» ou «ce que tu as fait» ? Partager un univers est-il plus important, plus intéressant du moins, que de décrocher un bon rôle.
Guy : C'est très complexe... Il y a une dizaine d'années, j'ai joué une pièce formidable, mise en scène par un grand monsieur. Dès les répétitions, ma partenaire et moi ne nous sommes pas supportés... Ca a été la guerre !!! Plus la pièce avait de succès, plus sur le plateau, c'était l'enfer... Tant et si bien qu'à la dernière représentation, j'ai décidé d'arrêter le théâtre. Aujourd'hui, je brûle d'y retrourner.

Claire
: Dans quelques semaines, tu tournes dans le nouveau court-métrage d'Antoine Elizabé «Dog Fight». Parles-nous de ton Guy-avatar.jpgpersonnage !

Guy
: JOKER ...
Jamais avant le tournage... Je suis encore en gestation.

Claire
: Dans quel état d'esprit abordes-tu tes rôles ? Les prépares-tu tous de la même manière ou cela dépend-il du caractère du personnage, de sa psychologie ? Tu es plutôt «Actor's Studio» ou «impro sur le tas», à quelques minutes du clap ou des trois coups ? 
Guy : En général, je commence par lire deux fois d'affilé le scénario, et puis je laisse reposer quelques jours... Ensuite j'apprend le texte , c'est le côté le plus scolaire. Et enfin, le vrai travail commence. Pour cela, chacun a sa cuisine, même si la mienne se rapproche de la schizophrénie !!!

Claire
: D'ailleurs, parviens-tu facilement à te défaire de la «peau de l'autre» ou te hante-t-elle longtemps après le clap de fin ou la dernière représentation ?
Guy : Tout dépend du projet qui suit... S'il n'y a rien derrière, effectivement ce sera plus compliqué... Un clou chasse l'autre, comme on dit.

Claire
: L'adage veut que l'on choisisse ses amis, et pas sa famille. Les familles du théâtre et du cinéma t'ont-elles apporté sur un plateau des amitiés précieuses ?
Guy : Curieusement, je crois que pour être un bon comédien, il. ne faut pas mentir, il faut être vrai. 
Je crois sincèrement que quand tu ne respectes pas le travail de l'autre, tu ne peux pas devenir son ami, si gentil et intelligent soit-il !
Je crois donc que les amitiés que j'ai dans ce métier sont des amitiés précieuses.
Il est vrai qu'on se pose beaucoup moins de questions quand l'ami ne fait pas partie de ce métier.

Guy-tr--s-classe-Cane-copie-2.jpgClaire
: D'après ton expérience personnelle, le public considère-t-il encore trop souvent ce métier comme futile et par définition, facile et grassement payé, et confond-il encore trop souvent célébrité rapide et talent véritable ?
Guy : Le public est le public... Notre but est d'être aimé de lui... Si c'est le cas, le public est formidable... Si ce n'est pas le cas... Le public a rarement du talent !!!

Claire
: Face à des inconnus, qui ignorent tout de tes activités, il t'arrive de «flipper» au moment de dire : «je suis comédien» ?
Guy : Non... j'ai passé l'âge.

Claire
: Allez, un petit délire, après ces questions existentielles ! Pour exercer ce fabuleux métier, penses-tu qu'il faut être :
orgueilleux ?
mégalo ?
schizo ?
un peu timbré ?
exhibitionniste ?
très atteint mentalement ?
timide maladif en cours de traitement ?
tout simplement inconscient ?
Guy : Un peu de tout ça, avec un problème d'égo à régler, et une intarrissable soif d'être aimé !

Clair
e : Faut-il se mettre en danger, pour vivre pleinement sa vie d'homme, de comédien ?
Guy : Pas la peine... Le danger vient à toi dès que tu veux vivre quelque chose pleinement... Mais si tu es en danger, c'est que tu es encore en vie.Guy-tr--s-classe.jpg

Claire
: Considères-tu que la France et le pays du cinéma par excellence ? Pourrais-tu être tenté par les sirènes étrangères, du côté de L.A. ou New York ?
Guy : Evidemment, je suis tenté... Le vrai pays du cinéma, pour moi, c'est Mickey ! La France est un petit pays au regard des USA, mais avant de répondre aux appels des sirènes «made in Hollywood», mieux vaut être en place dans son petit pays.

Claire
: Une question bateau : qui sont tes idoles, tes modèles, dans ce métier ?
Guy : Des morts : Sergio Leone, Marlon Brando, John Lennon et Pierre Desproges.

Claire
: Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?
Guy : Un film relativement médiocre avec Christophe Lambert !

Claire
: Comment te vois-tu, dans 10 ans, 20 ans ?
Guy : Mieux... Beaucoup mieux.

Claire
: Une dernière pour finir, avant de te laisser conclure cette interview à ta façon : ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ça n'est pas déjà fait ?
Guy : Une énorme côte de boeuf au gros sel, mes amis, un bon Bordeaux et pour finir un petit pêtard...


Claire
: Je te laisse carte blanche pour le mot de la fin ! Et encore merci, Guy d'avoir partager ces instants avec moi et mes lecteurs, au travers de ce blog ! Et à bientôt sur nos écrans ou sur scène !
Guy : ...merci.

 

 

par Frapadingue de cinéma publié dans : MES INTERVIEWS DE COMEDIENS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 12 septembre 2007

 

Dan-copie-1.jpg
Bonjour Dan ! Et tout d'abord, merci de te livrer ainsi au jeu des questions-réponses !

Bonjour Claire ! C'est la première fois que je me prête au jeu des questions réponses au sujet de mon métier d'acteur. Merci à toi de m'y confronter, il faut toujours une première et je suis heureux que se soit avec toi !


Tout le plaisir est pour moi ! Je t'ai personnellement découvert en surfant sur les Myspace ! Sur le tien bien sûr ! http://www.myspace.com/danbronchinson 

C'est parti pour les questions, que j'espère, on ne t'a jamais posé ! La première peut sembler simple, au premier abord. Mais y répondre honnêtement sous-entend que tu sois bien dans ta tête, planté droit dans tes baskets. Dan, dis-moi, ton métier te rend-il heureux ?


Dans la mesure où aujourd'hui enfin j'ai découvert un métier qui me plaît énormément, qui me fait rêver et me donne le sentiment de m'épanouir, je pense donc être sur la bonne voie, la voie heureuse  :-) Je le prends entre autre comme une thérapie mais aussi comme un exutoire, une soupape, certainement aussi une évasion. J'y vois là une merveilleuse façon de vivre autre chose, un moment certes (la durée d'un film au maximum), mais un moment quand même ;-)). Le défi aussi y est très motivant. J'ai besoin de défis, sans cesse, afin de ne pas avoir le sentiment de "m'endormir". Mon métier ne me permet pas encore de manger à ma faim, mais je fais ce qui me plaît, du CINEMA ! C'est ça le plus important dans la vie, faire ce qui nous plaît. Nombreuses personnes sur cette planète ne font pas une activité qui leur plaît.
Rien auparavant ne m'a autant stimulé, plu, captivé…
Je peux donc dire que grâce à tout ces éléments positifs survenus dans ma vie depuis mes début dans ce métier d'Acteur, qu'il contribue à mon bien être. Le fait d'être heureux passe d'ailleurs je pense, dans un premier temps, par ce bien être. (C'est sine qua none ).

 

Je suppose qu'au cours de ta vie, tu as connu des périodes de doute, de frustration... Ont-elles laissé un goût amer ou au contraire, le sentiment que tu as su te transcender, dépasser les échecs et foncer la tête haute ?


Je me considère comme un battant. Les périodes de doute et de frustration me sont bel et bien arrivées, elles reviendront sûrement. Il faut d'ailleurs savoir se remettre en question pour évoluer, rebondir. Ses périodes ont donc étés dans l'ensemble bénéfiques.


C'est quoi, d'ailleurs, le « truc » de Dan, pour se remotiver, se ressourcer et repartir à l'assaut des castings ?

dan-1.jpg
Je ne pense pas avoir de « truc » pour me motiver, me ressourcer… Je suis hyper motivé d'exercer ce métier d'Acteur ;-)  Cependant, il est vrai qu'une réponse à un casting, un compliment argumenté… tout ce qui est positif concernant ma carrière me rassure, me donne de l'élan. Ceci dit, le manque d'élément positif peut m'amener à broyer du noir, mais ne me freine pas. Je suis déterminé.


Considères-tu que tu devras passer toute ta vie à apprendre, ou qu'au contraire, tu en sais déjà bien assez sur ce métier ? La formation proposée dans les écoles actuelles te semblent-elles adaptée à la demande ? N'as-tu pas peur d'un formatage des comédiens ?


Je pense que c'est durant toute sa vie qu'un comédien apprend, s'améliore, se forge, expérimente, découvre et redécouvre. Il est vrai que ma vie est déjà riche en expériences, mais l'est moins  par rapport à une comparaison faite dans plusieurs années. Pour ma part, je n'ai jusqu'ici suivit que très peu de cours de comédie. Je n'exclue d'ailleurs pas du tout le fait d'en suivre d'autre… J'ignore si la formation proposée dans les écoles est adaptée. En tout cas j'ai déjà rencontré pas mal de réalisateurs qui justement reprochent un certain « formatage » des élèves, et qui préfère rencontrer des gens surtout dotés d'un certain réel vécu, de surcroît d'une « gueule ».


Quand on te fait un compliment sur ton travail, comment réagis-tu ? Et à l'inverse, face à une critique, justifiée ou non ?


Tout compliment argumenté fait plaisir, bien sur. J'en remercie toujours son auteur et cela me réchauffe le cœur. Mais une critique bien fondée m'apportera aussi beaucoup et permettra d'avancer car c'est bien connu, c'est en se prenant des « baffes » qu'on avance. Si le compliment ou bien la critique n'est pas justifiée, elle n'est pas prise en compte ;-)), tout simplement.

dan-3.jpg
Quel est le rôle qui t'a le plus apporté, en tant qu'homme, peut-être plus qu'en tant qu'acteur ? Celui qui t'a fait découvrir une part de toi que tu ignorais ?


Tous les rôles m'ont jusqu'ici énormément apporté tant sur le plan humain que professionnel chaque rencontre est enrichissante sur tout les plans. De la à avoir exploré une partie de moi que je ne connaisse pas, non pas encore… qui sait, peut être bientôt, j'en serais très intéressé. Je pense tout de même pas mal me connaître.


Hors plateaux, que fait Dan pour occuper ses journées ? Internet est-il un outil de plus, avec son ouverture sur le monde, pour mener à bien une carrière de comédien ?


Je me ressource, je me recentre, je fais le point. Le sport m'aide, dans un premier temps à maintenir ma forme afin d'être prêt à toute éventualité physique. Sans oublier que « bien dans son corps »… « bien dans sa tête ». J'apprends des textes pour améliorer ma mémoire et mon jeu, je regarde des films… Je m'intéresse à un tas de choses, je suis très curieux de nature, les sujets ne manquent pas et le temps passe si vite.
Pour ma part, Internet me permet d'entrer en contact avec la plupart des réalisateurs et maisons de production avec lesquels j'ai jusque là travaillé. Je suis inscrit dans la plupart des sites répertoriant des castings, ainsi que sur des portails tels Book.fr, Myspace… Je dois avouer qu'Internet est mon principal vecteur de communication pour le moment. Sans Internet, je n'aurai probablement pas commencé !


Pour toi, le plus important, ce sont les gens avec qui « tu as fait » ou « ce que tu as fait » ? Partager un univers est-il plus important, plus intéressant du moins, que de décrocher un bon rôle ?


Je ne dissocie pas les deux. Un bon rôle procure effectivement une certaine jouissance, mais s'il n'est pas accompagné d'une bonne rencontre, d'un partage et d'une bonne communication avec les protagonistes (surtout le réalisateur et les comédiens), le plaisir s'en retrouve amoindri. Le travail se fait ensemble, en harmonie avec le réalisateur et les comédiens. Rien de tel qu'une bonne symbiose !


Dans quelques semaines, tu tournes dans le nouveau court-métrage d'Antoine Elizabé « Ne prononce pas mon nom ». Parles-nous de ton personnage !


affiche-teaser-2-Doght-fight.jpgMon personnage fait une apparition lors d'une « transaction » effectuée dans un terrain vague. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il ne se laisse pas marcher sur les pieds ;-) Je tiens se rôle fort à cœur, il m'est confié par un réalisateur de talent que j'estime et qui fait du beau travail. Merci encore à Antoine ELIZABE et à tous ceux qui forment ILLEGALPROD de me faire confiance !


Dans quel état d'esprit abordes-tu tes rôles ? Les prépares-tu tous de la même manière ou cela dépend-il du caractère du personnage, de sa psychologie ? Tu es plutôt « Actor's Studio » ou « impro sur le tas », à quelques minutes du clap ou des trois coups ?


Jusqu'ici je travaille surtout à l'instinct. Toutes les indications données par le réalisateur, ainsi que celles extraites après analyse du texte sont prises en compte et me permettent de proposer un personnage évolutif, malléable à souhait. Chaque personnage est jusqu'ici différent des autres. C'est donc en puisant dans mes propres expériences, diverses et variées de la vie, que la construction de mon  personnage s'établie, alliée à tous les autres éléments. Une structure se trouve alors dessinée et le personnage peut donc évoluer avec le texte, ou même sans, en impro, enfin je fais de mon mieux. Je m'intéresse bien sur à la méthode de STANISLAVSKI que j'expérimente en autodidacte pour le moment, bien que je l'utilise déjà en fait sans le savoir depuis mes débuts.


D'ailleurs, parviens-tu facilement à te défaire de la « peau de l'autre » ou te hante-t-il longtemps après le clap de fin ou la dernière représentation ?


Il est vrai que l'« on » m'a déjà surpris encore dans la peau du personnage, même après le « coupé » final. Durant quelques instants, j'étais encore « lui ».  Je n'ai pour l'instant pas encore expérimenté de rôle demandant une immersion suffisamment longue pour en connaître les éventuels bienfaits ou désagréments allants jusque quelques jours plus tard. En fait j'ai le sentiment d'entrer et de sortir assez facilement de mes personnages pour l'instant.


L'adage veut que l'on choisisse ses amis, et pas sa famille. Les familles du théâtre et du cinéma t'ont-elles apporté sur un plateau des amitiés précieuses ?


Oui j'entretien des relations d'amitiés précieuses que je souhaite durables avec des comédiens, comédiennes et réalisateurs. Nous avons la même passion, c'est déjà un bon point commun. Dans ce milieu il faut être « accompagné », la communication et le relationnel comptent pour beaucoup. Chaque rencontre m'a permis jusque là d'avancer, j'essaye de tirer toujours du positif, quoi qu'il en soit. Certaines se détachent du lot et vous apportent plus que d'autres, mais ça c'est la vie, il y a forcément des gens avec qui on a plus d'affinités.


D'après ton expérience personnelle, le public considère-t-il encore trop souvent ce métier comme futile et par définition, facile et grassement payé, et confond-il encore trop souvent célébrité rapide et talent véritable ?


Le public dans sa majorité ignore bien souvent le travail en amont de l'Acteur, ainsi que les manières de mener à bien une carrière. Par conséquent le public a un avis souvent faux quand à la facilité de ce métier. Pour ce qui est du paiement de l'Acteur, le public n'est pas dupe, il sait bien que plus l'Acteur est connu et réputé, plus il a de chance d'être mieux payé. Je pense qu'il ne s'y trompe pas non plus en matière de talent véritable, cela se voit quand l'Acteur à du talent.


Face à des inconnus, qui ignorent tout de tes activités, il t'arrive de « flipper » au moment de dire : « je suis comédien » ?


Non, je ne vois pas pourquoi j'aurai crainte de quoi que ce soit, au contraire, je fais ce qu'il me plaît, un métier formidable.


Allez, un petit délire, après ces questions existentielles ! Pour exercer ce fabuleux métier, penses-tu qu'il faut être :
  

·         orgueilleux ?

·         mégalo ?

·         schizo ?

·         un peu timbré ?

·         exhibitionniste ?

·         très atteint mentalement ?

·         timide maladif en cours de traitement ?

·         tout simplement inconscient ?

 

Orgueilleux : Oui, Il faut s'aimer, mais sans excès !

Mégalo : Non

Schizo : Non

Un peu timbré : Oui sûrement un peu (lol) ce métier est tellement incertain !

Exhibitionniste : Oui, je pense qu'il faut l'être, ou du moins ne pas avoir peur de se montrer.

Très atteint mentalement : Non, sinon il faut se soigner ;-))))

Timide maladif en cours de traitement : Non, je pense qu'il  faut que le traitement soit terminé.

Tout simplement inconscient : Peut être !dan-2.jpg


Faut-il se mettre en danger, pour vivre pleinement sa vie d'homme, de comédien ?


Il faut savoir prendre des risques, mais pas de façon inconsidérée. Le danger doit amener l'Acteur à se surpasser, à évoluer en terrains parfois méconnus. Ces aventures ne peuvent, en effet, qu'enrichir son panel et lui permettre d'évoluer notamment dans d'autres directions. C'est très bénéfique. Ceci dit, le simple fait d'être Acteur procure déjà des sensations très agréable, qui à elles seules, contribuent largement à un épanouissement.


Considères-tu que la France est le pays du cinéma par excellence ? Pourrais-tu être tenté par les sirènes étrangères, du côté de L.A. ou New York ?


La France est un grand pays du CINEMA. D'ailleurs un panel de chef d'œuvres nous reste en mémoire, quelque soit l'époque, et ce, depuis ses débuts. Je compte tout de même sur son évolution prochaine. Une multitude de jeunes réalisateurs naît avec un regard assez novateur. Ils sauront le faire évoluer.
J'adore le CINEMA Américain, alors pourquoi pas un jour, penser à m'expatrier quelque peu si cela m'est proposé. Il me reste de toute façon fort à faire en matière d'apprentissage de la langue qui ne m'est pas étrangère, mais que je ne pratique hélas pas assez pour le moment. De toute façon, j'ai encore pas mal de chemin à parcourir avant.


Une question bateau : qui sont tes idoles, tes modèles, dans ce métier ?


J'en ai beaucoup, alors je t'en citerai quelques uns à la volée :
Jean GABIN, Robert DE NIRO, Vincent CASSEL, Al PACINO, Adrien BRODY

cazale_-_pacino.jpg
Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?


Jouer la comédie et que cela plaise !


Comment te vois-tu, dans 10 ans, 20 ans ?


Acteur, un peu plus chevronné ;-)


Une dernière pour finir, avant de te laisser conclure cet interview à ta façon : ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ça n'est pas déjà fait ?


La Paella, faite par mes soins ! Irrésistibleeeeeeeeee, crois-moi !


Je te laisse carte blanche pour le mot de la fin ! Et encore merci d'avoir partager ces instants avec moi et mes lecteurs au travers de ce blog ! Merci Dan ! Et à bientôt sur nos écrans ou sur scène !


Vive le CINEMA, vive la Vie !


Bisous Claire.

 

par Frapadingue de cinéma publié dans : MES INTERVIEWS DE COMEDIENS
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 12 septembre 2007

Laurent-1.jpgA voir les sites de Laurent :

www.myspace.com/aquileletour

http://www.myspace.com/laurentzimmermann   

laurentzimmermann.com

Claire Desplat
: Bonjour Laurent ! Et tout d'abord, merci de te livrer ainsi au jeu des questions-réponses !
C'est parti pour les questions ! Que j'espère on ne t'a jamais posées ! La première, au premier abord, peu sembler simple. Mais y répondre honnêtement sous-entend que tu sois bien dans ta tête, planté droit dans tes baskets ! Laurent, dis-moi, en quelques mots, ton métier te rend-il heureux ?

Laurent Zimmermann
: J'ai la chance de faire ce qu'il me plaît !!! C'est déjà pas mal, non ? Je ne peux donc pas me plaindre ! Heureux... oui, parce que j'ai décidé de l'être !!! 


Claire
: Je suppose qu'au cours de ta vie, tu as connu des périodes de doute, de frustration... Ont-elles laissé un goût amer ou au contraire, le sentiment que tu as su te transcender, dépasser les échecs et foncer la tête haute ?

Laurent :
Les doutes font partie de la vie. S'il n'y en avait pas, il n'y aurait pas de remise en question, et donc pas d'évolution ! Etant un ancien sportif de haut niveau, je suis un combattant. J'aime l'adversité et le challenge. Les échecs m'ont toujours grandi !


Claire :
C'est quoi, d'ailleurs, le «truc» de Laurent, pour se remotiver, se ressourcer et repartir à l'assaut des castings ?

Laurent : La méditation... Nam myoho renge kyo


Claire
: Considères-tu que tu devras passer toute ta vie à apprendre, ou qu'au contraire, tu en sais déjà bien assez sur ce métier ? Les formations proposées dans les écoles actuelles te semblent-elles adaptées à la demande ? N'as-tu pas peur d'un formatage des comédiens ?

Laurent :
On n'en sait jamais assez. Tout est bon pour progresser. C'est un métier où toutes les expériences t'apportent quelque chose, même parfois à ton insu !!! Surtout pour un autodicacte comme moi qui n'a jamais pris de cours de comédie. J'essaye de profiter de chaque instant de ma vie en les vivant pleinement pour pouvoir m'en inspirer par la suite. Pour les écoles, je ne sais pas. Elles sont certainement nécessaires pour des jeunes qui n'ont jamais du faire face à un public, pour apprendre à se concentrer, à se sentir bien en jouant. Mais bon, après, il faut se lancer. Si tu es un bon comédien, tu ne te laisses pas formater !


Claire
: Quand on te fait un compliment sur ton travail, comment réagis-tu ? Et à l'inverse, face à une critique, justifiée ou non?

Laurent : Ca me fait toujours plaisir, j'adore recevoir des compliments !!! D'ailleurs qui n'aime pas ça ??? Nous sommes tous en quête de reconnaissance. Nous en avons besoin peut-être plus que les autres car nous nous mettons à nu. Mais ce qui est drôle, c'est que ça me met toujours un peu mal à l'aise. C'est certainement parce que je suis un perfectionniste. Quelques soient les critiques, je les écoute et je fais mon tri... Je suis rarement déstabilisé et toutes les critiques, positives sont bonnes à prendre !


Claire
: Quel est le rôle qui t'a le plus apporté, en tant qu'homme, peut-être plus qu'en tant qu'acteur ? Celui qui t'a fait découvrir une part de toi que tu ignorais ?

Laurent :
Mon premier rôle au théâtre !!! J'avais toujours rêvé d'en faire, mais je ne l'avais jamais exprimé verbalement ni, comme je vous l'ai déjà dit, pris aucun cours ! Un jour, un metteur en scène, je ne sais pas comment, m'appelle pour le casting du rôle principal de Dostoïevski, le narrateur dans la pièce. Sur place, il me demande de faire une improvisation sur la rencontre amoureuse, la séparation et la réconciliation. Je me remettais juste d'une rupture, bien entendu douloureuse. Je me suis lancé, m'appuyant sur tout ce que je venais de vivre, me donnant à fond, étonné moi-même de ce que j'arrivais à faire. Le lendemain matin, coup de téléphone... J'étais pris ! Durant les quatre-vingt représentations de cette pièce «La femme d'un autre», j'ai du faire tous les soirs une improvisation différente sur ce thème. Au fur et à mesure, j'y ai pris un plaisir immense... Surtout qu'à chaque fois, le plublic pensait que c'était écrit ! Ca a été mon premier grand rôle. Depuis cette expérience, je n'ai jamais plus eu de doute sur mes capacités à jouer sur scène.

Laurent-2.jpg
Claire
: Hors plateaux, que fait Laurent pour occuper ses journées ? Internet est-il un outil de plus, avec son ouverture sur le monde, pour mener à bien une carrière de comédien ?

Laurent
: Je me détends en faisant de la musique, du piano et du synthé. Je compose (vous pouvez en écouter certaines sur mon site) (adresse du site). Je fais du golf, des exercices de diction, je m'occupe de ma fille dont je suis très fier, ainsi que de ma compagne. Depuis la réalisation de mon site et de mon Myspace (adresse du myspace) dont Soh-So est le concepteur et webmaster, je surfe aussi beaucoup sur le net ! C'est un excellent outil pour présenter ton travail et rencontrer un monde plein de talents insoupçonnés. D'ailleurs, c'est par ce biais que j'ai rencontré Antoine Elizabé, le réalisateur du court-métrage «Ne prononce pas mon nom».


Capture04.jpgClaire
: Dans quelques semaines, tu tournes en effet dans le nouveau court-métrage d'Antoine Elizabé «Dog Fight». Parles-nous de ton personnage !

Laurent :
Je joue le rôle de Victor Stevenson, lieutenant en chef à l'IGS. Le flic des flics, intègre et droit. Ancien baroudeur expérimenté à qui on ne la fait pas ! Solitaire, redresseur de tords, allant jusqu'à sacrifier sa vie pour la police et la justice.


Claire
: Pour toi, le plus important, ce sont les gens avec qui «tu as fait» ou «ce que tu as fait» ? Partager un univers est-il plus important, plus intéressant du moins, que de décrocher un bon rôle.

Laurent :
Je placerais en premier le travail que j'ai fait parce que c'est lui qui va être déterminant aux yeux des autres, pour me faire confiance ou non, dans l'avenir. Ce n'est pas parce que tu as joué avec untel ou untel que ça va avoir une influence par la suite. C'est pour cela d'ailleurs que j'ai fait une bande démo sur mon site, où l'on voit très peu d'acteurs avec lesquels j'ai joué ! Bien évidemment, après, personnellement, c'est un plus... Surtout s'il y a eu un véritable échange. Par contre, si j'ai la chance de travailler avec un réalisateur de renom, que j'ai toujours admiré pour son travail, je n'hésite pas... Je prends ! Quelque soit le rôle !


Claire
: Dans quel état d'esprit abordes-tu tes rôles ? Les prépares-tu tous de la même manière ou cela dépend-il du caractère du personnage, de sa psychologie ? Tu es plutôt «Actor's Studio» ou «impro sur le tas», à quelques minutes du clap ou des trois coups ? 

Laurent :
Parfois, j'ai besoin de faire des recherches, creuser le personnage, prendre des renseignements, aller me frotter sur le terrain pour me mettre dans l'ambiance, et parfois, à l'inverse, j'arrive vierge aux répétitions pour ne m'en remettre qu'aux directives du metteur en scène. Il m'est arrivé aussi de faire appel au coaching, parce que je ne me sentais pas suffisament prêt.


Claire
: D'ailleurs, parviens-tu facilement à te défaire de la «peau de l'autre» ou te hante-t-elle longtemps après le clap de fin ou la dernière représentation ?

Laurent :
Cela dépend... Le théâtre me demande plus d'investissement que le cinéma. C'est plus physique et tu dois être concentré sur une durée plus longue. Tu n'as pas le droit à l'erreur. J'ai besoin d'un certain temps après la représentation pour redescendre, tandis qu'au cinéma, c'est plus facile d'en sortir.


Claire
: L'adage veut que l'on choisisse ses amis, et pas sa famille. Les familles du théâtre et du cinéma t'ont-elles apporté sur un plateau des amitiés précieuses ?

Laurent : J'ai souvent été déçu, mais c'est certainement parce que j'en demandais trop !


Claire
: D'après ton expérience personnelle, le public considère-t-il encore trop souvent ce métier comme futile et par définition, facile et grassement payé, et confond-il encore trop souvent célébrité rapide et talent véritable ?

Laurent :
Le public n'est pas dupe ! Il sait reconnaître les imposteurs !!!


Claire
: Face à des inconnus, qui ignorent tout de tes activités, il t'arrive de «flipper» au moment de dire : «je suis comédien» ?

Laurent :
Pourquoi le ferais-je ? Je suis fier d'être comédien ! Je me respecte et je pense que les diverses expériences que j'ai à mon actif sont suffisamment probantes pour assumer !!

Laurent-3.jpg
Claire
: Allez, un petit délire, après ces questions existentielles ! Pour exercer ce fabuleux métier, penses-tu qu'il faut être :
orgueilleux ? OUI
mégalo ? NON
schizo ? Pas nécessairement
un peu timbré ? OUI
exhibitionniste ? Certainement
très atteint mentalement ? Pourquoi pas ?
timide maladif en cours de traitement ? Ca peut !
tout simplement inconscient ? Extra lucide !


Clair
e : Faut-il se mettre en danger, pour vivre pleinement sa vie d'homme, de comédien ?

Laurent : «Si tu abandonnes tes rêves, c'est toi que tu abandonnes», ce n'est pas de moi, mais je pense que ça résume assez bien notre vie !


Claire
: Considères-tu que la France et le pays du cinéma par excellence ? Pourrais-tu être tenté par les sirènes étrangères, du côté de L.A. ou New York ?

Laurent :
Cela l'a certainement été !!! Actuellement, c'est plutôt un pays où les productions sont frileuses, recherchant plus l'aspect commercial qu'artistique. Elles sont dépendantes des chaînes de télévision qui placent leurs acteurs fétiches ou leur progéniture !!! Je suis prêt à aller n'importe où pour jouer !!!


Claire
: Une question bateau : qui sont tes idoles, tes modèles, dans ce métier ?

Laurent : Je n'ai pas d'idoles, mais j'aime bien Charlie Chaplin, Michel Simon, Lino Ventura, Bourvil, Jean Gabin, Robert de Niro, tous les artistes sensibles et autodidactes qui ont une voix et une «gueule» !


Claire
: Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?

Laurent :
Réaliser ses rêves !!!


Claire
: Comment te vois-tu, dans 10 ans, 20 ans ?

Laurent : Toujours vivant !!!


Claire
: Une dernière pour finir, avant de te laisser conclure cette interview à ta façon : ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ça n'est pas déjà fait ?

Laurent :
Une «tarte aux poils» !!! Non, je rigole !!! Euh... Une salade de tomates à la Buffala !


Claire
: Je te laisse carte blanche pour le mot de la fin ! Et encore merci, Laurent d'avoir partager ces instants avec moi et mes lecteurs, au travers de ce blog ! Et à bientôt sur nos écrans ou sur scène !

Laurent :