


Seri mon
ami pour la vie...




































































Bonjour à tous !
Bienvenue sur
Passion Cinéma
Le site d'une passionnée de cinéma...
Et particulièrement de sa face cachée...
L'envers du décor raconté par ceux
qui font vivre le jeune cinéma
d'aujourd'hui !
A travers des interviews, des reportages
et des critiques,
je tente de percer les mystères
de cette fabuleuse usine à rêves...
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dans ce voyage !
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MONJOURNAL
retrouvez tous les jours
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C'est parti !!!

ET VIVE LE CINEMA !
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J’ai 28 ans, je suis scénariste et réalisateur. J’habite Paris mais suis originaire de la région Rhône Alpes.
Le Traître est mon troisième court-métrage.
En parlant de cela, tu te rappelles le jour où tu as tenu une caméra dans les mains pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ?
Etais-tu ému, excité ou effrayé ?
Mes parents avaient un caméscope et j’ai donc filmé assez jeune, des choses banales, pas des fictions. Ça m’a donné je pense un relatif sens du
cadre. Après, manier une vraie caméra de cinéma est bien sûr différent, mais je n’étais et ne suis pas un fétichiste de l’objet caméra.
Curieusement, j’accorde peut-être plus d’importance à un crayon et un carnet bloc-notes, que je choisi avec soin quand j’écris. La caméra arrive bien après, elle filme
des choses déjà longuement préparées.

Tournage du court "Le traître"
Comment t'es venue l'idée d'en faire ton métier ?
Ma décision a été prise lorsque j’avais seize ans, à une date précise. Aujourd’hui il est difficile de savoir ce qui est à l’origine de cette envie, car je pense qu’elle mûrissait depuis
longtemps.
Quelle est ta formation, à la base ?
J’ai fait une école de cinéma, dont je suis parti
avant la fin pour réaliser mon premier court-métrage, Narcisse, hors du circuit conformiste des écoles de ciné.
Au fait, Antoine, ton job te rend-il heureux ? Répond-il à tes attentes ? Ta vie d'homme, en dehors des plateaux, en souffre-t-elle ? Attention, question très casse-gueule
!
C’est un mélange de bonheur et de tension, voir de tristesse. On doute beaucoup, rien n’est acquis
et quand on réussit à faire un film, ce peut être le dernier.
C’est dur, mais paradoxalement c’est cette insécurité
aussi qui m’a donné envie de faire ce métier.
Je suppose que tu as connu, à l'instart de tous les comédiens et les techniciens que compte ce monde merveilleux qu'est le cinéma (joke), des moments de galère, de doute et de
renoncement ? Comment fais-tu pour revelever la tête et foncer, encore et encore ?
J’en connais
beaucoup, particulièrement en ce moment. J’ai suivi jusqu’ici le chemin que je voulais suivre, dans mon coin pour ne pas me laisser influencer. Ce côté franc-tireur m’a servi, car j’ai fait les
films que je voulais faire. Mais cela me dessert aussi car pour passer au long-métrage j’ai besoin que l’on m’entoure. Affaire à suivre.
Ta première réalisation en boîte, ton sentiment prédominant, c'était quoi ? Joie, soulagement ou tristesse ? Certains réalisateurs comparent ce moment du clap de fin à une sorte de
redescente douleureuse après un «orgasme cinématographique» ! C'est ton cas ?
SOULAGEMENT ! C’était très dur, c’était la première fois que je faisais un vrai film, avec une
équipe. Je rayais tous les soirs les plans tournés la journée, je vivais ça comme une guerre. On a fait un film ambitieux avec un budget dérisoire, et j’ai connu quelques tensions avec mon équipe
image de l’époque ! L’orgasme cinématographique, je ne l’ai pas vécu sur ce tournage ! Mais la joie sur un tournage ne fait pas forcément un bon film et vice versa.
Sur un tournage, tu es du genre despotique ou cool ?
Je suis d’un naturel qui aime tout contrôler (ce qui est très difficile sur un
plateau !). Mais petit à petit j’apprends à me détendre et à lâcher du lest pour les choses sans importance, et par contre ne rien lâcher pour ce qui compte. Je vis en tout cas de mieux en
mieux mes tournages, j’ai beaucoup apprécié l’ambiance du dernier.
Au moment de choisir tes acteurs, justement, c'est comment dans la tête d'Antoine : le bazar total (et tu marches au feeling), ou alors tu fais fonctionner un disque dur (où tu
stockes des idées précises qui définissent chaque rôle du casting) ? (Là, j'ai claqué personnellement 10 000 neurones pour pondre cette question !)
Il n’y a pas de règle, je pense qu’il faut bien cerner ses personnages mais aussi rester ouvert à des gens auxquels on n’aurait pas
forcément pensé.
Que préfères-tu filmer comme scène ? Action pure ou intimiste ?
J’ai le sentiment pour l’instant de
mieux filmer l’action que l’intime. Mais sur Le traître, j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner de longues scènes de jeu, caméra fixe, avec mes comédiens.
Surtout parce que mes acteurs étaient bons et que je pouvais me reposer sur eux. Parfois même, j’étais spectateur. Ils jouaient juste et une simple indication de ma part permettait d’aller vers
là où je voulais.
Si tu avais pu te glisser pour une journée dans la peau de ton réalisateur préféré, sur le plateau de tournage de ton film culte, tu aurais choisi qui et quel film
?
Heat de Michael Mann, mon film préféré. Le choix se
porterait justement entre une scène intime ou une scène d’action pure. Soit le dialogue Pacino/De Niro dans la cafétéria, soit la fusillade après le
braquage.
Au fait, tes références dans ce métier, c'est qui ?Qui aimerais-tu faire tourner dans un de tes films ?
Parmi les jeunes, en France je suis le travail de Benoît Magimel, depuis Déjà Mort. Aux
Etats-Unis, Edward Norton.
Quelle est la place du net dans ta vie ? Penses-tu que c'est un outil formidable pour «percer» dans ce milieu ? Et comme dans ton cas, pour faire connaître ton travail ?Perso, je me
dis souvent : mais comment pourrions-nous vivre sans ?
Je vais souvent sur le net. Un outil pour percer ? Sans doute pour des gens, pour moi pas pour l’instant. Je sais tout
de même que beaucoup de gens ont vu mes films sur le net.
Quels sont tes projets en cours ?
J’écris. Mais je
préfère ne pas en parler.
Et puis je suis perpétuellement en recherche d’un producteur sérieux. Curieusement depuis le
début, c’est ce qui demeure le plus difficile pour moi.
Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?
Etre dans une salle de cinéma pour la séance d’un film que j’attends depuis un an, juste avant que la lumière ne s’éteigne.
La «soirée idéale» d'Antoine, c'est quoi ?
Je suis assez casanier, alors chez moi avec ma femme, une pizza et un bon film.
Comment te vois-tu dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ? Moi, je te souhaite un IMBd de quatre pages et des statuette dorées plein les étagères de ton bureau de L.A. ! C'est dit ! Es-tu de
ceux qui pensent, comme moi, qu'il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, histoire de ne rien regretter plus tard ?
C’est gentil ! Les statuettes c’est accessoire,
mais vivre du cinéma c’est ça l’objectif. Aimer ce que je fais.
Et pour te répondre, oui je pense comme toi. C’est un peu
triste ce que je vais dire mais je crains que la vie ne serve pas à grand-chose, qu’il n’y ait aucune suite, alors autant en profiter tant qu’on peut.
Allez ! Une question délire : quel est ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ce n'est pas déjà fait ?
La pizza !
Si je te dis combien j’en mange par an tu ne me croiras pas.
Pour finir en beauté, la vie est belle, Antoine ?
Oui.
Je te laisse le mot de la fin !

TOURNAGE DE DOG FIGHT
Moyen métrage en production
Réalisation : Antoine Elizabé
Photos Aline Boros et Claire Desplat
Les Coulisses de Dog Fight
Trailer de Dog Fight - mai 2008
Tournage de Scorpion de Julien Seri
Making of par David Sarrio
Captures photos Claire Desplat
et photos officielles
Survivant(s) de Vincent Lecrocq
Photos de tournage
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