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Cinéma, cinémas...

 

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Cinéma, cinémas


Le site d'une amoureuse du 7e Art !






A travers mes interviews de comédiens, 

réalisateurs et techniciens de plateau de tournage, 

je tente de percer les mystères 

de cette fabuleuse usine à rêves...

Et ce n'est que le début de l'aventure..
.


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Visitez ma page Myspace, 

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Comédiens, réalisateurs, maquilleurs, compositeurs...

 







  


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C'est mieux !



Lundi 5 novembre 2007

 

Bonjour, Pascal ! 
Et tout d'abord merci d'avoir accepté cette interview ! 
Personnellement, je recommande à mes lecteurs la visite de ton myspace :

http://www.myspace.com/vicmckey

Merci beaucoup ! Je suis là depuis très peu de temps. Je recommande également le tien !! 

m-cd668c91d405399be1cc9421aeee5ea2-copie-1.jpgAlors, c'est parti pour les questions !

«Vivre cinéma», et pour le cinéma Pascal, ça t'est venu quand et comment ?

Tout d’abord, pour commencer, je tiens à préciser que tous les films que j’ai réalisé sont co-écrits et co-réalisés avec mon compère de toujours, Julien Lacombe. Un ami d’enfance, depuis la maternelle, avec qui je partage cette passion depuis tout petit déjà. Je réponds donc aux questions personnellement, mais les réponses n’engagent bien sûr que moi.

Je crois que cette passion du cinéma m'est venue il y a longtemps déjà ! Tout petit, je regardais les films en boucle, encore et encore. C’était incroyable : Aliens, Indiana Jones, Gremlins, Star Wars… Les K7 n’arrêtaient pas de tourner, mes parents ne comprenaient pas…

En y repensant, c’est vrai que c’était un peu phénoménal ! Je connaissais les répliques par coeur. Même maintenant, en visionnant de nombreux classiques, il m’arrive de citer des dialogues en entier ! Tous les films de Bruce Willis, de Arnold Swarzy, de Stallone... Ca fait bien rire ceux qui regardent les films avec moi !!!

Parallèlement, il nous arrivait de faire des petits sketchs, voire des petits films en vidéo, entre potes. Vraiment rien de sérieux ! Plus un prétexte à rire pendant le tournage, et à regarder après. Mais c’était un signe : on faisait déjà plusieurs prises pour chaque plan, ne sachant même pas comment nous allions monter la séquence, faute de matos…

C’était en 1998-1999.

Tout ça jusqu’au jour où j’ai appris qu’il existait des écoles de cinéma. Avec Julien, nous nous sommes inscrits ensemble, dans la même école. Nous nous sommes retrouver dans la même classe, et assez vite, nous avons pris « les rênes» de plusieurs projets, dont certains étaient un peu différents de ce qu’on voyait d’habitude chez les étudiants. Je ne dis pas que c’était meilleur, mais c’était différent… Il avait une envie réelle de faire des choses un peu hors des sentiers battus. On passait du film fantastique au péplum sans aucune hésitation !

Ca a été notre marque de fabrique à l’école, puis ensuite en dehors, avec plusieurs courts métrages de genre divers comme le western, le film de guerre, le film de kung- fu ou le polar ! Jusqu'à aujourd’hui, où nous nous apprêtons à réaliser notre premier long métrage, Derrière les murs, un film fantastique produit par Fabio Conversi pour Babe Film.

 

Te rappelles-tu le jour où tu as tenu une caméra entre tes mains pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?

Honnêtement, pas plus ému que ça. Pour moi la caméra est un outil, rien de plus. C’est vrai que c’est un peu excitant d’avoir une 35 mm sur un projet, mais passés les premiers instants, l’important, c'est ce qui se passe devant la caméra !!

 

Quelle formation as-tu suivie, pour y parvenir ?

Une école, et surtout des courts métrages, encore et toujours…

 

Qu'est-ce qui t'excite le plus : écrire, produire ou réaliser ?

Franchement, j’étais l'un des premiers à sauter au plafond quand je lisais des interviews de réalisateurs qui disaient détester le tournage ! Mais aujourd’hui, je ne suis pas loin de le penser également.

Pour un auteur-réalisateur, le tournage n’est quasiment qu'un renoncement permanent, et obtenir sa vision relève du tour de force, que l'on n'obtient qu’à coups de millions de dollars et de moyens colossaux. John Mc Tiernan a dit qu’un excellent metteur en scène obtient environ 30 % de ce qu’il a dans la tête. Où sont passés les 70 % ?

Au moins, à l’écriture, tout est permis ! Le film est parfait, tout les acteurs sont bons, les séquences fonctionnent…

Donc trouver l’idée de base, « brainstormer » dessus, la développer, et l’écrire, reste pour moi l’étape la plus excitante d’un projet.

 

Au fait, Pascal, ton job te rend-il heureux ? Répond-il à tes attentes ?

Mon job, c’est pour moi le meilleur du monde ! Point barre. Je suis comblé. Est-ce qu’il répond à mes attentes ? Pour l’instant oui, mais je n’en suis qu’au début, il faudrait me demander ça dans 10 ans !

 

Je suppose que tu as connu, à l'instart de tous les comédiens et les techniciens que compte ce monde merveilleux qu'est le cinéma (joke), des moments de galère, de doute et de renoncement ? Comment fais-tu pour revelever la tête et foncer, encore et encore ?

Le fait d’être deux réalisateurs, constamment en duo, a cet avantage qu’on prend plus de recul sur les choses, sur soi-même. Si quelque chose ne va pas, on rebondit. L’un fait son possible pour aider celui qui est le plus touché, et vice versa. On est forcement atteint parfois, c’est normal, mais Julien a son caractère, j’ai le mien, et le fait est qu’ils sont complémentaires. Du coup, je peux être enthousiaste quand il est pessimiste, et vice versa.

Et puis, comme je le dis plus haut, je suis comblé par mon travail, ça me donne toutes les raisons du monde de vouloir rebondir quand ça va mal !

 

Ta vie d'homme, en dehors des plateaux, en souffre-t-elle ? Attention, question très casse-gueule !

Pas du tout. Je sais faire la part des choses, je pense être quelqu’un de très équilibré. Je m’intéresse au monde qui m’entoure, aux gens. Je fais du sport, je suis très proche de ma famille. Le cinéma fait partie intégrante de ma vie, c’est vrai, mais il ne doit pas interférer sur le reste. C’est mon point de vue, encore une fois.

 Capture01-copie-2.jpg

Ta première réalisation en boîte, ton sentiment prédominant, c'était quoi ? Joie, soulagement ou tristesse ? Certains réalisateurs comparent ce moment du clap de fin à une sorte de redescente douleureuse après un «orgasme cinématographique» ! C'est ton cas ?

Pas du tout. C’est plutôt un soulagement en effet. Comme je l’explique plus haut, le tournage aura été un vrai renoncement permanent. La fin du tournage te permet de dire : «bon, ca y est, ça c’est fait. Merci à tous» !

Mais pour le réalisateur, ce n’est pas fini. Ce n’est qu’une étape, comme l’était l’écriture avant le tournage. Il faut maintenant monter le film, le sonoriser, l’étalonner, faire les effets spéciaux, le faire valider, le sortir, attendre les résultats… C’est encore beaucoup de stress et de renoncement. Ce n’est pas si simple. Après le tournage, il y a encore plusieurs mois avant de pouvoir penser à la «FIN» du film, et de commencer à songer au prochain. Et bien sûr, moi qui regarde mes réalisations, n’y vois que les défauts et les erreurs. Il me faut plusieurs années de recul avant de pouvoir l’apprécier… Triste métier au final !

 

Sur un tournage, tu es du genre despotique ou cool ?

Vraiment très cool. Là encore, le fait d’être deux fait vraiment retomber le stress et la divise la somme de travail par deux. L’ambiance sur nos tournages est vraiment cool ! Ca vanne dans tout les sens, et je n’ai jamais eu à hurler ou taper des coups de pressions à qui que ce soit depuis que nous faisons du cinéma…

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Au moment de choisir tes acteurs, justement, c'est comment dans la tête de Pascal : le bazar total (et tu marches au feeling), ou alors tu fais fonctionner un disque dur (où tu stockes des idées précises qui définissent chaque rôle du casting) ? (Là, j'ai claqué personnellement 10 000 neurones pour pondre cette question !)

Ca dépend. Parfois, j’écris un personnage pour un acteur bien particulier, et là, pour le casting, c’est assez simple. Mais sinon, on discute beaucoup avec Julien. Des idées. Puis on fait une short list. On rencontre les comédiens, puis arrive ou pas le moment où on se dit : «c’est bon, c’est lui (elle)». C’est une méthode comme une autre…

 

Que préfères-tu filmer comme scène ? Action pure ou intimiste ?

Cette question est probablement l'une des plus difficiles que tu m’ais posées ! J’adore l’action pure. Je dois dire qu’à la base, j’ai voulu faire ce métier pour réaliser des films d’actions. Mais maintenant, la maturité arrivant, j’apporte plus de soin aux personnages, à l’intrigue, à l’histoire. Et il peut arriver qu’une scène intimiste soit la plus forte du film, et que la scène d’action ne soit pas importante, voire de trop. Donc je ne saurais pas te répondre, ça dépend du script en fait !

 

Si tu avais pu te glisser pour une journée dans la peau de ton réalisateur préféré, sur le plateau de tournage de ton film culte, tu aurais choisi qui et quel film ?

Probablement Steven Spielberg sur le tournage d’un Indiana Jones, n’importe lequel !

 

Au fait, tes références dans ce métier, c'est qui ?

Spielberg, Mann, Leone, Hitchkock, Coppola, Scorsese, Mc Tiernan, Cameron, Jackson… Il y en a trop pour tous les citer…


Qui aimerais-tu faire tourner dans un de tes films ?

Al Pacino, pour moi le meilleur acteur en activité. Le meilleur tout court même.

 

Quelle est la place du net dans ta vie ? Penses-tu que c'est un outil formidable pour un jeune réalisateur pour «percer» dans ce milieu ? Perso, je me dis souvent : mais comment pourrions-nous vivre sans ?

J’adore le coté pratique et universel du net. J’y passe au moins deux heures par jour en moyenne. Les informations sur ce média sont infinies, et quelqu’un qui n’a pas fait d’études peu se cultiver à loisir et à peu de frais, dans tous les domaines possibles et imaginables. Je pense que ça met tout le monde sur un pied d’égalité à ce niveau là. On ne peut plus prétexter l’ignorance par un manque d’études. Par contre, je ne pense pas que ce soit forcément un outil pour percer dans ce milieu. Il faut faire des films. Point barre. Ce n’est pas en restant sur le net que les films se feront. Pour un réalisateur en herbe, en parler et en voir, c’est bien, mais en faire, c’est mieux !
On pourrait vivre sans… Je crois que l’humanité y est bien parvenue pendant plusieurs siècles… Même sans télé !!!

 

Dans ta deuxième vie, hors cinéma, qu'est-ce qui compte le plus ?

Ma famille, mes amis.


Quelles sont tes trucs pour décompresser, te déconnecter ?

Le foot, je joue dans un club de pote, ça aide à changer d’air. Et les jeux vidéo. Je suis un vrai joueur, je possède une borne d’arcade de café chez moi et j’ai eu presque toutes les consoles. J’en dégoûte certains car c’est vrai que sur certains jeux, je suis quasiment intouchable !!

Mes amis m’appellent Video Kid !!!

Sinon faire la cuisine avec ma fiancée est également un bon moyen de décompresser.

Le nirvana, pour toi, c'est quoi ?

Se lever le matin en se disant que la vie est belle. C’est rare quand tu y penses !

 

La «soirée idéale» de Pascal, c'est quoi ?

Un bon dîner chez moi avec mes amis et ma famille, suivi d’un cinéma, le dernier Spielberg de préférence, puis une soirée dansante bien arrosée jusqu'à l’aube.

 

Comment te vois-tu dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ? Moi, je te souhaite un IMDb de quatre pages et des statuettes dorées plein les étagères de ton bureau de L.A. ! C'est dit !

J’achète le script ! J’espère qu’on va pas te le piquer ! Mais avant de me projeter aussi loin, je serais déjà comblé de pouvoir tourner mon premier long l’année prochaine !


Es-tu de ceux qui pensent, comme moi, qu'il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, histoire de ne rien regretter plus tard ?

Tout à fait !! A quoi bon faire quelque chose toute ta vie, si à chaque instant tu repenses et regrettes ce que tu aurais du faire à la place !

 

En quelques mots, comment définirais-tu le cinéma ?

Usine à rêves ? Expérience jubilatoire ? Monde merveilleux des emmerdements à n'en plus finir ?

Usine à rêves pour le spectateur, expérience jubilatoire pour quelques réalisateurs et comédiens, et monde merveilleux des emmerdements pour tous les autres… Chacun choisit selon sa propre expérience ! Ma définition pour un réalisateur serait en quelques mots : une grande aventure humaine un peu égoïste.

 

Parles-moi un peu de ton actualité, Pascal ! De tes projets en cours !

Comme je le disais plus tôt, avec Julien nous avons écris un film fantastique inspiré de H.P. Lovecraft, Derrière les murs, que nous avons développé avec Fabio Conversi. Nous avons engagé déjà trois comédiens sur ce film : Anna Mouglalis, Olivier Marchal et Gregory Dérangère.

C’est l’histoire d’une femme, parisienne dans les années 20, qui arrive dans un village reculé en Auvergne, et qui découvre sous sa maison une salle mystérieuse.
Nous pensons tourner début 2008.

 

Allez ! Une question délire : quel est ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ce n'est pas déjà fait ?

Aucun plat ne vaut ceux de ma maman ! La blanquette de veau, le hachis parmentier, les lasagnes «faites maison». Je ne sais pas si je me damnerais, mais j’annulerais volontiers un rendez-vous si ma mère me dit qu’elle prépare un de ces plats !!!


Pour finir en beauté, la vie est belle, Pascal ?

Je ne pense pas que la vie soit belle… Il se passe trop de choses dans le monde, autour de nous, pour affirmer cela. Ce serait un peu naïf de ma part.
Par contre, je peux affirmer que MA vie est belle ! A mes yeux en tout cas.
 


Je te laisse le mot de la fin ! Et merci encore de ces confidences !

Ravi d’avoir répondu à ces questions. Elles m’ont permis de m’exprimer un peu sur ma passion, et j’espère que ceux qui me liront comprendront de quoi je parle. Merci encore et à bientôt !

Pascal Sid

publié dans : MES INTERVIEWS DE REALISATEURS
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