











Bonjour à tous !
Bienvenue sur
Cinéma, cinémas
Le site d'une amoureuse du 7e Art !
A travers mes interviews de comédiens,
réalisateurs et techniciens de plateau de tournage,
je tente de percer les mystères
de cette fabuleuse usine à rêves...
Et ce n'est que le début de l'aventure...

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Afin que je vous découvre aussi,
chers lecteurs !
Photos des participants à la
DINETTE MYSPACE VERSION 2
qui aura lieu à Paris le 7 juin prochain !
Et dont voici l'adresse de la page myspace :
http://www.myspace.com/dinettemyspaceversion2
Comédiens, réalisateurs, maquilleurs, compositeurs...
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lorsque vous visionnez des vidéos !
C'est mieux !

Je suis sortie du réseau il y a heure trente...
Jamais la lumière d'hiver, le soleil sur la Dordogne engourdie par le gel, ne m'a parue aussi réconfortante, à la sortie de la salle, sur la magnifique place Francheville de Périgueux.
Au passage, très beau multiplex que ce Cap Cinéma !
Je venais de passer 1 h 38 mn sous terre. 1 h 38 mn en enfer...
Je sors de la projection d'Eden Log...
J'en ai pris plein la gueule... Plein
les yeux.
Je suis sortie fourbue, dégoûtée de l'homme, pleine d'espoir en l'homme...
Habitée de tant d'émotions et de pensées contradictoires que j'ai décidé d'écrire cet article à chaud. Ce soir, c'est le calme avant la tempête du réveillon... Trois bonnes heures devant moi pour assimiler les informations reçues...
Et quelle quantité d'informations...
J'avoue qu'à force d'écrire sur ce film, sans l'avoir vu, à part comme tous mes lecteurs, la bande-annonce et les teasers, le site internet, les myspaces de Franck Vestiel, de Nicolas Sarkissian, d'Imperia Film (Cédric Jimenez? Môsieur le producteur !), de Karole Rocher... j'attendais avec impatience sa sortie !
Je n'avais pas pu me déplacer à la projection de presse du 3 décembre dernier, mais merci à Nathalie Iund, l'attachée de presse de
Clovis Cornillac, pour sa prévenance et son efficacité ! Ludovic Baron y était allé à ma place, et il n'en est toujours pas remis, mon petit
monstre de réalisateur !
Ça donnait vachement envie tout ça !
Tout ce soutien initié par le coup de gueule de Julien Seri («vener» le papa de Scorpion, qui voyait s'annoncer la même injustice que
pour son bébé à lui, en début d'année)... à l'annonce du nombre si bas de salles (66) attribuées au film dans toute la France, relayé sur Myspace, au fil des apparitions de
Clovis et Franck, notamment dans la très belle ballade de Paris croisière sur Paris Première (ah !
Clovis, Franck, Caroline et Jeronimo sur un bateau !!! Oh que c'était beau !)
Au fil des communiqués
de Cédric Jimenez, le producteur du film (Imperia Films) relayés également sur nos pages et sur ce site, on sentait que la partie n'était pas
gagnée...
Mais je ne peux parler que de ce que j'ai vu... Alors j'ai soutenu plus une idée qu'une opinion !
Un certain droit à la liberté de créer que l'on perd trop vite ces dernières années en France !
J'ai déjà été échaudée par le passé par des
bande-annonces alléchantes, tout aussi énigmatiques que celle d'Eden Log, qui, au final n'annonçait qu'un film moyen, voir nullissime...
Pire, la bande-annonce est parfois mieux que le film ou en raconte tellement qu'aller le voir en salle ne sert plus à rien !
Donc, à l'annonce des villes où le film sortait, j'étais moi aussi verte de rage...
Le 26, j'étais près de Brest, chez mes parents... Je me préparais à aller le voir là-bas ! Et ben non !!!
Donc, j'ai parcouru fébrilement la liste des villes, cherchant Limoges... résignée à le voir en retour chez moi à partir du 3 !
Et ben non plus ! Et là, oh miracle, Périgueux et son Cap Cinéma apparaît devant mes yeux !!!
Donc, cet après-midi, direction Périgueux,
à 30 km de chez mes beaux-parents !
Une salle de 96 places, et 22 spectateurs... Pas tous arrivés à l'heure d'ailleurs (plus de 15 mn de retard pour 6 d'entre eux !), ce qui est pour moi le manque de respect le plus total lorsque l'on vient voir un film (on rate le début, donc on ne comprend rien, on regrette, et on emmerde ceux qui eux, on fait l'effort et sont déjà pris dans l'histoire...)
8 sont partis bien avant la fin... Des ados (ceux arrivés en retard plus deux autres qui apparrement avait mal ciblé leur choix), qui, une fois engloutis leurs bols de pop-corn et leurs immenses Cocas (bonjour le bruit de succion et de mandibules durant les 15 premières minutes de la projection !), ont préféré quitter la salle en expliquant bien fort que le film était «nul»... Merci pour ceux qui restent !
Clovis bataillait ferme pour se tenir debout, j'ai lâché 2 mn...
6 ouverture-fermetures de porte sur la lumière du jour criarde du couloir, très incongrue vue le contexte !
Pardon Franck, je peux rien contre les cons...
Bref, après, calme relatif... Les envies pipi, on peut comprendre... Moi, je me retiens... J'avais comme envie de souffrir un peu d'un manque de confort... J'aurais même aimé avoir froid ! Mais là non plus, pas de bol, un bon 23° dans la salle... Bon passons.
L'histoire... Confuse et complexe... Je ne suis pas claustrophobe, mais là... J'avoue que j'ai eu comme un poids sur la poitrine une bonne partie du film. Une oppression, un manque d'air... Un goût de glaise bien noire dans la bouche.... (Bon en même temps, vu le rhume carabiné que je me trimbale, je sens plus grand chose depuis trois jours et j'éternue à m'en assommer!)
Les dix première minutes et ses images syncopées... Une trouvaille qui peut agacer, quand on a pas l'habitude des films de genre... Elles suggèrent,
elles annoncent, elles guident... Lentement, très lentement ! Tolbiac sort de la boue... Ça colle la boue, aux cheveux, au corps, au visage. Il fait froid, humide,
noir... Clovis fume... Se redresse enfin. Un homme est fait pour se tenir debout...
Alors il se redresse...
J'ai tout de suite compris que ce film allait être une épreuve...
Que j'allais en chier de voir un homme se battre pour survivre...
Bah j'ai tout de suite adhéré...
Hypnothiques ces images...
(Je ne vais pas raconter le film... Si ça vous donne envie de le voir, vous ferez l'effort d'aller en salle ! Enfin, si vous le pouvez sans être obligés de prendre le train !!! Quoique, vous pouvez, si vous voulez !!! Si si, prenez le train, l'avion même, m'enfin !!! Juju, t'avais pas parlé d'affréter des cars ?)
Juste vous dire que l'espoir est souvent perceptible, souvent détruit par un nouveau rebondissement...
Que j'ai eu des retours flash de 1984, de Dark City, de Matrix, mais sans jamais pouvoir dire si le film s'en inspire vraiment... Et c'est là toute la nouveauté d'Eden Log !
Ce film est unique... Il ne copie pas, il innove...
Les thèmes récurrents de la SF moderne ne sont
pas si nombreux...
Et l'élimination de ceux qui freinent le développement d'un société idéale est l'un des plus courus...
Dans Blade Runner, les répliquants sont plus humains que les humains eux-mêmes, trop parfaits, dont dérangeants et donc dangereux...
Dans Eden Log, sans trop en dévoiler, disons que l'imperfection servira à la société...
Encore une fois, à vous de découvrir comment ! Vous ne serez pas déçus !
Reste une histoire qui permet à Franck Vestiel de nous en mettre plein les yeux...
Et de nous faire faire l'effort continuel (ce fut mon cas !) d'imaginer ce que l'image ne nous montrais pas !
Un exemple : les cages de verre... Suggérées, les ombres chinoises des corps ont été
pour moi flippantes à souhait ! On imagine le pire bien sûr... Normal !
Les ouvriers mutants, et bien je dirais... petite déception... quand même ! Je les aurais voulus moins moches et plus tordus dans le regard... Mouais, je sais, je suis difficile...
Les dialogues presque inexistants peuvent aussi dérouter par leur incongruité... Et encore, c'est là l'une des grandes trouvailles du film.
La botaniste qui cherche à manger pour son prisonnier...
Suspension... Les images en suspension de cet être sans visage, sans sexe, à la voix désincarnée... Une sorte de ballet trop court... Contraste en la bestialité du prisonnier et de son
geôlier bien improbable...
Un perpétuel décalage entre un univers glauque et à chaque nouveau niveau, un bouffée de technologie qui nous pête à la gueule... Puis retour au brut, à la moiteur ! Niveau
après niveau...
On comprend peu à peu le pourquoi du comment, en même temps que Tolbiac en fait...
Habité par un Clovis Cornillac méconnaissable...
La bête en lui est d'une
telle force destructrice... Ces plages de possession où l'on sombre dans le néant bruyant, secoué de soubresauts spasmodiques sont dérangeantes.
Et à chaque crise, les interrogations sont de plus en plus nombreuses...
Une scène dérangeante encore : la botaniste (Vilama, incandescente), un monte-charge et
Tolbiac...
Mélange de sexe torride et poisseux et de viol suggéré...
Et là, la peur... Enfin pour moi ! Tolbiac est foutu...
Merde, plus d'issue heureuse... On flippe là... Enfin, moi j'ai flippé !
J'ai mis personnellement un certain temps à comprendre... Heureusement, l'ascenceur nous laisse le temps d'assimiler l'information... De comprendre
la fulgurante schizophrénie d'un survivant... Personnellement, un scène qui m'a choquée.
Non par sa violence (tout est suggéré)
mais par sa beauté travaillée.
Et toujours le regard obsédant de Clovis Cornillac. Extraordinaire
palette.
Des gros plans sans concessions. Ce type peut être filmé sous tous les angles, même les plus dangereux pour un
réalisateur...
A l'instart de
l'Angelo de Scorpion, Tolbiac bouffe l'image...
C'est un pari risqué de filmer ainsi, caméra
tremblottante, un visage durant de longs plans sombres !
Et nous, pendant tout ce temps... On veut savoir, mais on accepte de bonne grâce la longue
remontée des enfers de Tolbiac.
Il faut le temps au temps. On compatit à sa douleur, ses doutes et ses questions qui
l'obsèdent...
Clovis incarne un anti-héros absolu... Non seulement il ne sait pas qui il est, mais ce qu'il apprend ne lui donne pas envie d'approdondir... Il sait juste qu'il faut qu'il remonte. D'instinct.
Et cette plante, panacée vénéneuse et envahissante...
A vous, encore une fois, de découvrir son rôle dans le film.
Surprendre, c'est fait... Séduire...
Je peux comprendre que certains, peu habitués à ce genre très particulier de film, ne l'ont pas été... séduits !
Le film n'est pas fait pour faire peur, n'en déplaise donc à l'un des fuyards de cet après-midi, parti se goinfrer un hamburger en claironnant : «J'ai pas kiffé du tout, ça
fout même pas la trouille !»
Peut-être faut-il effectivement avoir un certain âge, une certaine culture cinématographique et livresque pour tout comprendre des messages de
ce film...
Et vu la vitesse expodentielle à laquelle la nouvellle génération de cinéphiles perd ses neurones devant les jeux vidéos, des programmes de
télé-réalité débilitants, et des films tout aussi abêtissants... ben c'est pas gagné pour la culture...
J'aimerais connaître la proportion de ces jeunes cinéphiles à avoir vu Soleil Vert, par exemple.. Ou même Blade Runner !
Bref, nous avons besoin, en France, et urgemment, d'un cinéma nouveau...
J'ai besoin de me goinfrer de films qui me dérangent, me foutent les jetons...
Revivre version frenchie les émotions ressenties lors de la sortie de Blade Runner, Alien...
Et celles du Pacte des Loups, de Crying Freeman et de l'Empire des loups...
De ces films hors normes qui bousculent les codes...
De petits ovnis noirs et lumineux comme Scorpion, par exemple !!!
De belles histoires d'amour, de grandes histoires d'amour...
Des images qui surprennent et bousculent, donnent envie de revenir à la prochaine séance...
Et ne pensez pas que je fasse par ce biais l'apologie de la violence des films de genre...
Qui dit film de genre ne dit pas obligatoirement
chef-d'oeuvre tout de même !
Mais cependant, les films français se revendiquant «différents», hors catégories, ont le droit au même traitement que certaines comédies légères... ou lourdes et indigestes.
Alors non au sectarisme, au boycottage systématique de films atypiques, qui soufflent un vent nouveau sur le cinéma français...
Donc, je suis restée bouleversée un bon moment...
Et je le resterais...
Vivement le DVD !!!
Et ce matin, à froid, la tête toujours aussi douleureuse d'un rhume qui a décidément choisi de ma gâcher mes vacances, le recul me permet d'analyser un peu mieux.
J'ai beaucoup aimé...
Visuellement.
Scénaristiquement.
Bien sûr, Eden Log a des défauts. Plein.
Quel film n'en a pas.
Mais Eden Log a surtout des qualités
Et une immense : la nouveauté !
Et au commande un putain de réalisateur que je salue au passage !
Merci Franck Vestiel !
Adresse de ton myspace :
http://www.myspace.com/franckvestiel
Ne désespère pas ! Je t'embrasse !
On est tous avec toi...
Claire

Site officiel du film : http://www.bacfilms.com/site/edenlog/
TOURNAGE DE DOG FIGHT
Moyen métrage en production
Réalisation : Antoine Elizabé
Photos Aline Boros et Claire Desplat
Tournage de Scorpion de Julien Seri
Making of par David Sarrio
Captures photos Claire Desplat
et photos officielles
Tournage "Légende de sang" - Série Sable noir
Réalisation : Julien Seri
Nonac - 8 mars 2008
Photos Claire Desplat
Affiches, visuels, projets en cours...
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