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Passion Cinéma
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Même en Guyane, les tortues hibernent ! La mienne vit au ralenti. La saison des pluies explique peut-être son comportement ! Allez savoir ! Donc, mercredi soir, j'avais décidé de faire comme elle : me coucher tôt et dormir... Les programmes télé, sur nos chaînes de domiens, commencent souvent à 20 h : RFO Guyane, ACG (chaîne locale qui reprend des programmes de M6 et TF1) passent des films et téléfilms plusieurs soirs par semaine à cet horaire !
Heureusement, pour les amateurs des "Guignols", sur Canal +, comme moi, (chacun ses goûts, moi, j'adore !) qui passent ici vers 20 h 10 - 20 h 15, il y a une possibilité de rattrapage : RFO Martinique et RFO Guadeloupe diffusent souvent le même programme que RFO Guyane, mais avec 1 h ou 1 h 15 mn de décalage...
Donc, j'ai attendu patiemment, mercredi 7 février, la diffusion du téléfilm "Un flic" de Frédéric Tellier, sur RFO Guadeloupe à 21 h 15...
Bien m'en a pris ! Un pur joyau... Si vous ne le saviez pas encore, je suis une inconditionnelle de l"oeuvre" (n'ayons pas peur des mots) d'Olivier Marchal. Et j'ai retrouvé, dans ces 90 mn "Confusions des peines", un je- ne-sais-quoi qui me donne des frissons... "Heat" est cité par Gaëtan Kondzot comme étant la référence de ce genre de polars... Encore Marchal-Mann en parrallèle... Pour moi, le fin du fin !
Quand c'est bien fait, la télé, c'est le nirvana... En ce moment, je re-regarde pour la énième fois "Quai n° 1", "La crim", "Eloïse Rome"... J'ai été un chouilla déçue par "R.I.S.", mais il est vrai que nos yeux sont parasités par "Les experts" depuis plusieurs années...

En parlant de rediffusions, "36, quai des Orfèvres" de Marchal repasse en ce moment sur Cinecinéma Premier, et particulièrement ce soir à 22 h. Vrinks, Klein et Mancini...
Et là, j'ai aimé Depardieu... Même mourir, il le fait avec classe dans ce film... C'est dire. Et Auteuil a le regard perdu des hommes massacrés par la vie... Inoubliable scène dans sa cellule. Ce cri de bête blessée est un moment vrai et qui prend aux tripes...
En tous cas, le pilote est une vraie réussite, et j'espère vraiment que "Un flic" deviendra une série, sans perdre son âme.
Voici quelques lignes pour compléter mon propos, lues en surfant sur des sites de programmes télé... La parole au principal intéressé : l'acteur Gaëtan Kondzot !
Propos de Gaëtan Kondzot :
"Schneider, le personnage, n'est pas seul, il a la « brigade Schneider » du SRPJ local. Avec Tourneur (François Caron) et Alex (Marie-Gaëlle Cals), il forme un trio. Moi aussi, comme Schneider, je n'étais pas seul, mais bien entouré puisque je faisais partie de ce trio. Jouer Schneider représentait certes un défi personnel. Un challenge d'acteur d'autant plus fort qu'il s'agit de ma première véritable expérience télévisuelle. Mais chaque rôle, que ce soit le premier ou le second, celui de Richard III ou de Schneider, suppose une même responsabilité et une même exigence. En tout cas, il est clair que ce projet génial m'a extrêmement excité. Schneider est un personnage complexe avec beaucoup de zones d'ombre, un homme dont on a une compréhension parcellaire. Ce n'est pas n'importe qui. "
"Schneider est un homme propre dans un monde qui ne l'est pas ». Cette phrase de Pagan est celle qui le définit le mieux. Schneider possède cette lucidité - tragique - de comprendre que le monde dans lequel il vit n'est plus à la mesure des valeurs, de la morale, que lui s'est forgée. Des valeurs et une morale que toute société, dans un idéal de justice, devrait avoir. Pour cette raison, sa confrontation avec des supérieurs hiérarchiques qui, par leurs fonctions, incarnent cette éthique mais qui la mettent à mal pour leur profit personnel, humilie sa conscience. Mais, toujours, « malgré tout », par conviction, il continue. Il a d'ailleurs un rôle en quelque sorte de « révélateur ». Il divulgue les manipulations, les mensonges et les déséquilibres de ce monde. C'est d'ailleurs ce qui est assez troublant dans "Un flic", on navigue toujours à la limite du bien et du mal, de la loi et du hors la loi. Sur le fil du rasoir. "
"Il est rattrapé heureusement par la beauté et je pense que c'est ce qui le sauve. Ces moments paradisiaques que lui offre cette relation amoureuse sont les seuls, au milieu de ce désenchantement absolu, où il peut, l'espace d'un instant, déposer les armes. D'ailleurs, le regard qu'il porte sur les femmes m'avait touché dès la lecture du scénario. Il ne supporte pas la violence qui leur est faite. "
Quand on m'a parlé du rôle, je n'étais pas très enthousiaste, reconnaît Gaëtan Kondzot, car, à la télé, on ne me proposait que de jouer les dealers ou les voleurs.» Pas très intéressant en effet, pour cet acteur d'origine congolaise, féru de Shakespeare. Mais le scénario a été décisif. «J'ai tout de suite dit oui en le lisant», reprend l'acteur. Et on le comprend. Car il interprète le rôle du commissaire Schneider dans «Un flic», la nouvelle série de France 2. Schneider, c'est ce flic laconique, sombre et sans illusions créé par le romancier Hugues Pagan au début des années 1980. On ne peut d'ailleurs que se réjouir de voir Pagan signer lui-même le scénario et les dialogues de cette série destinée à bousculer la concurrence des séries américaines. «Je mouille ma chemise pour écrire aussi bien un scénario qu'un livre», explique Pagan. «Et nous n'allons pas donner dans le lyrisme ou le cinéma d'auteur.» «"Un flic" est une série policière lourde où l'on ne s'appesantit pas sur la vie privée du héros», renchérit la productrice Nicole Collet. «On joue autant sur les flics que sur les bandits.» Même si les personnages conservent une dimension romancée, ce qui en fait leur intérêt, leur univers plus noir et plus «urbain» confère à la fiction un réalisme très ancré dans la société actuelle. Dans le premier épisode, Pagan a choisi de confronter Schneider et ses adjoints Tourneur (François Caron) et Alex (Marie-Gaëlle Cals) à un tueur russe qui roule en Ferrari 456 GT et élimine à tout-va ceux qui le gênent: manouches, truands marseillais et «caillera» de banlieue. «L'écriture de Pagan est la photo d'une société en décomposition», explique Gaëtan Kondzot. «Schneider s'interroge sur son monde, et, comme Al Pacino dans "Heat" - de Michael Mann - il doit se nourrir d'une rage et d'une férocité pour survivre. Avec lui, j'ai trouvé un personnage de tragédie qui va au-delà du polar.» Un héros solitaire dans la pure tradition.
TOURNAGE DE DOG FIGHT
Moyen métrage en production
Réalisation : Antoine Elizabé
Photos Aline Boros et Claire Desplat
Les Coulisses de Dog Fight
Trailer de Dog Fight - mai 2008
Tournage de Scorpion de Julien Seri
Making of par David Sarrio
Captures photos Claire Desplat
et photos officielles
Survivant(s) de Vincent Lecrocq
Photos de tournage
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