A voir, afin de mieux connaître
le travail d'Antoine Elizabé,
avant de lire l'interview :
allersurcettepage
Bonjour, Antoine ! Et tout d'abord merci d'avoir accepté cette interview ! C'est une première pour moi, et je suis ravie que ce soit avec toi !
Antoine Elizabé, né le 14 avril 1981 à Grenoble ! Il me manque 6 dents ! Je me suis cassé les deux bras, un pied, le nez et les genoux
!
J’aurais rêvé être gardien de zoo, mais malheureusement on m’a prêter une caméra avant !
Pour le CV ciné, j’ai réalisé trois courts-métrages, quelques formats courts, et je fus chef opérateur sur les courts-métrages de mes
camarades Adrien Laligue et Kayvin Lami !
Pour un rapide CV "ciné":
2004 : Réalisation du DVD Stunt Attitude : clip vidéo moto extrême
2005 : Ecriture et réalisation du court métrage "Stunt Attitude"
2006 : Ecriture et réalisation du court métrage " Echec et Matt"
2006 : Réalisation de divers formats courts écrits par Kayvin Lami
2007 : Réalisation du court métrage Flanagan et Wisconssin écrit par Kayvin Lami
2007 : Réalisation de divers formats courts écrit par Kayvin Lami et Adrien Laligue
2007 : Réalisation de clips pour TwoFace et SDClick
2007 : Chef opérateur sur Requiem d'Adrien Laligue
2007 : Chef opérateur sur The Sale de Kayvin Lami
2007 : to be continued !
Voili voilou !
Good Luck pour l'interview réalisateur !
Bisous et merci pour l'intérêt que tu portes à nos travaux !
J'ai lu les interviews de comédiens, et elles sont vraiment top !
En parlant de cela, tu te rappelles le jour où tu as tenu une caméra dans les mains pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?
1999, achat paternel d’un caméscope Sony PC3, et je filmais les dégâts produits par la tempête du lendemain de Noël (déjà petit
j’avais un faible pour tout ce qui était scénario
catastrophe !)
C’est quelques années plus tard qu’avec mon
frère nous fixions la caméra sur le réservoir de ma moto pour réaliser mes premiers montages vidéo ! En a découlé une spécialité de la maison : les vidéos stunt attitude
(www.illegalprod.fr/stunt_attitude.htm)
et la sortie d’un DVD en 2005. À l’époque je n’étais pas très aguerri au guidon et filmer mes copains qui eux, étaient plus à l’aise, me permettais de vivre la même chose qu’eux, mais sous un
autre angle ! Donc : excitation à mort !
Comment t'es venue l'idée d'en faire ton métier ?
Au lycée, en seconde, après avoir vu Le 5ème élément de Luc Besson, je me suis lancé
dans l’écriture et le dessin, je me suis rapidement essoufflé, je n’y croyais pas ! Comment devenir réalisateur sans rien y connaître, et sans avoir aucune relation ? Entre temps,
j’avais réalisé un court métrage pour le cours d’anglais, en faisant un remake de C’est arrivé près de chez vous ! Elève dans un lycée
«cato», je me suis fais censurer à la diffusion en fin d’année !!!
La moto et les vidéos sont arrivées dans ma vie.
L’idée d’écrire une petite histoire pour accompagner les figures (le stunt) m’a titillé. On s’est lancés avec Denis Chabassier (aujourd’hui chef machiniste chez Illegaprod) sans rien y connaître ! Juste l’envie de s’éclater !
Quelle est ta formation, à la base ?
Graphiste PAO/Web Designer, j’ai une maman
artiste peintre. Il y avait quelques gènes artistiques dans le sang de la famille, et puis je suis super nul avec une perceuse … Heureux oui, mes
attentes sont encore nombreuses puisque je débute (le jour où je ferais exploser un hélico sur la tour Eiffel (dédicace aux frères Salto de Black Light Studios en passant) peut être que je
pourrais répondre oui à ta question (mdr !)
Souffrir, je ne sais pas ! Elle a radicalement changé, c’est certain.
Quand tu revois tes amis (hors famille ciné) après trois mois de boulot, que tu parais dix ans de plus que tu n’en as (cernes, barbe de 45 jours …) c’est qu’il s’est passé quelque
chose... Et puis, je pense qu’on vit tous 300 % cinéma, c’est dur de passer devant un décor … un endroit pardon, sans imaginer une séquence que l’on pourrais ty tourner.
Et puis on sort des 35 h et du métro boulot dodo, ça laisse moins de temps pour la famille, mais je n’ai aucunement la sensation de souffrir, bien au contraire, je vis enfin et ce n’est que le
début !
Je suppose que tu as connu, à l'instar de tous les comédiens et les techniciens que compte ce monde merveilleux qu'est le cinéma (joke), des moments de galère, de doute et de
renoncement ? Comment fais-tu pour relever la tête et foncer, encore et encore ?
Ces moments-là ne durent pas très longtemps, au pire 24h ! Une petite réunion Illegalprod, où l'on mate un Jason Bourne et on y retourne avec des idées plein la tête (d’ailleurs je conseille
Bourne Ultimatum, c’est une tuerie, sauf qu'il meurt à la fin !)
La famille
est là également, très présente même si on se voit pas beaucoup, ils croient tous en moi et c’est un moteur incroyable. C’est ma fierté de pouvoir leur présenter mon travail, alors il ne faut pas
abandonner.
Plus tu vas penser que c’est dur, plus ça l’est ! Oubli que le chemin est long... Avance, tête baissée, tu
arriveras au bout, c’est certain !
Ta première réalisation en boîte, ton sentiment prédominant, c'était quoi ? Joie, soulagement ou tristesse ? Certains réalisateurs comparent ce moment du clap de fin à une sorte de redescente douloureuse après un «orgasme cinématographique» ! C'est ton cas ?
On l’a fait, putain, on l’a fait !
Chaque film est une
nouvelle aventure, en plus j’ai le don de mettre mon équipe dans des situations pas possible (tournage en novembre sous une pluie battante en pleine forêt de
Fontainebleau, la nuit, par
exemple)
C’est donc un soulagement, et quelques jours après, un vrai manque. On prend des habitudes, on retrouve des gens la
plupart du temps super motivés et de bonne mentalité. Mais là encore, pas de douleur, juste l’envie de recommencer ! Il y a des plans ou des séquences qu’on a pas pu faire, qu’on voudrait
recaser dans un prochain, alors … NEXT !!!
Sur un tournage, tu es du genre despotique ou cool ? Fais gaffe à ta réponse, je vais avoir des témoins qui auront des choses à dire dans quelques semaines !!!
Huummm !! Il faudrait leur demander à eux ! J’essaye de prendre soin des gens (Kayvin Lami m’appelle Papa Ours) avec qui je
travaille ! Je n’ai pas envie de passer pour le tyran, mais il faut que ça avance et j’ai des idées bien précises sur ce que je veux ! Je sais que sur
le tournage de Dog Fight se sera tendu avec Bruno Cailloux, le premier assistant, mais on sait tous les deux qu’on veut faire du bon boulot !
En tant que producteur sur ce film, j’ai une pression supplémentaire. Je sais qu’on ne doit pas se louper sur chaque jour de tournage.
On va donc s’éclater, mais sous pression ! Alors l’équipe risque de le ressentir, c’est certain, surtout que les journées sont très chargées ! Mais si tous roule, on sera «Flex Détente Booginight» !!!
Au moment de choisir tes acteurs, justement, c'est comment dans la tête d'Antoine : le bazar total (et tu marches au feeling), ou alors tu fais fonctionner un disque dur (où tu stockes des idées précises qui définissent chaque rôle du casting) ? (Là, j'ai claqué personnellement 10 000 neurones pour pondre cette question !)
Déjà, j’ai une idée physique sur le casting que je veux, la sélection se fait alors par photos. Mais là, rien n’est gagné ! Des comédiens peuvent avoir une super gueule, mais un jeu qui ne suit pas ou qui ne correspond pas. Je pense qu’ensuite c’est un feeling, en général. Quand la personne passe le pas de la porte, je sais. Les comédiens dégagent (ou pas, ça c’est dommage pour eux) un truc, une prestance. On arrive rapidement à savoir si ça colle au personnage ou non.
Que préfères-tu filmer comme scène ? Action pure ou intimiste ?
Je suis
un vrai gamin, quand j’étais petit, j’avais une ville en Legos, avec police, voitures, armes, hélicoptère, méchant et héros !!!
Et bien maintenant c’est pareil ! Je mets en scène de vrais Legos, et c’est trop bon !
Maintenant, partir dans un film plus calme, plus intimiste après avoir tué tout le monde, je trouve ça sympa ! J’adore les films
d’Innaritù, où l’intimité des personnages est superbement dévoilée, mais je n’estime pas avoir encore la maturité nécessaire, et surtout pas assez
vécu en tant qu’être humain pour aborder des films intimistes sans plonger dans le cul-cul ou le cliché.
Si tu avais pu te glisser pour une journée dans la peau de ton réalisateur préféré, sur le plateau de tournage de ton film culte, tu aurais choisi qui et quel film ?
Roh la question horrible … Impossible de n’en choisir qu’un ! On va dire qu’en 95-96 je me serais glissé dans la peau de Kasso pour La Haine, dans celle de Mickael Bay pour The Rock et de Mickael Mann pour Heat, en 2005 dans la peau d’Olivier Marchal pour son sublime 36, quai des Orfèvres, 2006 pour Vol 93 de Paul Greengrass et 2007 pour Bourn Ultimatum du même réalisateur ! Désolé pas pu en choisir qu’un seul !
Au fait, tes références dans ce métier, c'est qui ?Qui aimerais-tu faire tourner dans un de tes films ?
Références en
tant que réalisateur, j’en ai cité quelques-un plus haut. Luc Besson, malgré la critique, a quand même réussi de jolis coups. Même si aujourd’hui les
films qu’il produit n’ont pas la valeur de ceux qu’il a su réaliser auparavant, en tant que réalisateur … Pas mal d’acteurs américains. J’adorreais pouvoir bosser avec Clive Owen par exemple.
Quelle est la place du net dans ta vie ? Penses-tu que c'est un outil formidable pour «percer» dans ce milieu ? Et comme dans ton cas, pour faire connaître ton travail ?Perso, je me dis souvent : mais comment pourrions-nous vivre sans ?
Le net a la même place qu’une bouteille d’eau en pleine été ! Pour vous dire, pour Dog Fight, une bonne partie de la préparation se fait via un forum, sur lequel nous faisons des rapports journaliers sur l’avancement des tâches de chacun !
1/ toute l’équipe est tenue au courant en un écrit ! Gain de temps et de forfait téléphonique !
2/ il y a une trace écrite, donc pas d’oubli !
3/ l’écriture engendre des idées !
Le net est devenu un outil indispensable pour communiquer et faire connaître son travail, mais comme tout outil ouvert à tout le monde, il faut vraiment avoir quelque chose de nouveau ou une communication d’enfer, pour se démarquer de cette masse !
Dans ta deuxième vie, hors cinéma, qu'est-ce qui compte
le plus ? Quelles sont tes
trucs pour décompresser, te déconnecter ?
Je pense que tu l’as deviné, ça a deux roues et un gros moteur, et puis l’hôpital aussi … C’est lié ! Et sinon, dans pas trop longtemps j’espère, peut être une femme, et quand mon frère sera papa, je pourrais rajouter, mes neveux !
Le nirvana, pour toi, c'est quoi (interdit de copier sur Guy !) ?
Un mec avec des cheveux longs (ouais c’était facile je sors)
La «soirée idéale» d'Antoine, c'est quoi ?
Une soirée Illegal … sur les toits de Drancy, avec une bonne bouffe et de la salsa, et
évidemment de charmantes demoiselles pour danser avec moi !
Une soirée sans femme, ce n’est pas une vraie
soirée !
Comment te vois-tu dans 10 ans, 20 ans, 50 ans ? Moi, je te souhaite un IMBd de quatre pages et des statuette dorées plein les étagères de ton bureau de L.A. ! C'est dit ! Es-tu de ceux qui pensent, comme moi, qu'il faut se donner les moyens de vivre ses rêves, histoire de ne rien regretter plus tard ?
Dans 50 ans, sponsorisé par Q10 (crème anti-âge) ! 20 ans, 10 ans, sur les plateaux de tournage c’est obligé, avec Illegalprod qui aura grandit je l’espère avec toute la bande, en train de lancer des idées comme des gamins ! Peut être qu’on utilisera même des
Legos !
Et si on part dans la rêverie, des super locaux de 2000 m2 avec une grande baie vitrée et poutres apparentes
bois/métal pour Illegalprod !
Pour les statuettes... Ca... On aura beau
faire tout le travail qu’on peut, si on ne plaît pas … On laissera le public s’occuper de notre cas.
Pour répondre à ta
seconde question, c’est certain qu’il faut se donner les moyens. Il faut se prendre des baffes aussi (parfois ça aide à faire du meilleur boulot). Après chacun fait comme il le sent
! Je trace la route... On verra bien où ça nous mène !
Allez ! Une question délire : quel est ton plat préféré, celui pour lequel tu te damnerais, si ce n'est pas déjà fait ? (Pour mémoire, grâce aux réponses de tes comédiens de «Combat de chiens», j'ai déjà un menu tout prêt pour la teuf de fin de tournage : salade de tomates à la Buffala, ragoût, paëlla, côte de boeuf au gros sel, le tout arrosé de Bordeaux... Petit joueur à table s'abstenir !!!)
Tartiflette, un petit blanc et une omelette norvégienne ! On finit tout ça par un verre de Génépi et on est bon !
Pour finir en beauté, la vie est belle, Antoine ?
Frank Capra, Roberto Benigni (je sors encore ?)
Je te laisse le mot de la fin ! Au plaisir de suivre l'aventure de «Combat de chiens» grâce à tes infos ! J'ai hâte de rédiger mes premiers articles et de vous voir tous en action !
Gouthière (amateur de kamouloux, toi seul tu peux comprendre)
Merci encore et à bientôt sur ces pages Antoine !
Mais, merci à toi pour l’intérêt que tu portes à notre métier et pour tes questions pertinentes et à très vite pour des nouvelles
de Dog Fight !
Gros bisous, à bientôt !
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Bonjour, Fabrice ! Et tout d'abord merci d'avoir
accepté cette interview ! Je te laisse te présenter à mes lecteurs ! Courage !
Bon, à part pour les deux derniers (déjà réunis dans
Barth et Ernest, par Fabrice. A voir ici
J’ai 28 ans, je suis scénariste et réalisateur. J’habite Paris mais suis originaire de la région Rhône Alpes.
Le Traître est mon troisième court-métrage.

J’ai le sentiment pour l’instant de
mieux filmer l’action que l’intime. Mais sur Le traître, j’ai pris beaucoup de plaisir à tourner de longues scènes de jeu, caméra fixe, avec mes comédiens.
Surtout parce que mes acteurs étaient bons et que je pouvais me reposer sur eux. Parfois même, j’étais spectateur. Ils jouaient juste et une simple indication de ma part permettait d’aller vers
là où je voulais.
Ludovic, dis-moi, te rappelles-tu le jour où tu as tenu une caméra dans tes mains pour la toute
première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?
moyen métrage SI TU L'AIMES a vu le jour. Très loin des salles de classe. Il m'a permis
de rencontrer du monde et d'élargir mon réseau professionnel !
Quels sont tes projets en cours ?

Te
rappelles-tu le jour où tu as tenu une caméra dans les mains pour la toute première fois ? Quelles ont été tes impressions ? Etais-tu ému, excité ou effrayé ?
prédominant, c'était quoi ? Joie, soulagement ou tristesse ? Certains réalisateurs comparent ce moment du
clap de fin à une sorte de redescente douleureuse après un «orgasme cinématographique» ! C'est ton cas ?
Que
préfères-tu filmer comme scène ? Action pure ou intimiste ?