
Le cinquième élément... essentiel.
Si j'ai bien tout compris dans ce film, (et c'est vraiment pas faute d'avoir essayé : environ 25 visionnages) le plus important, dans l'univers, c'est l'amour ! Point ! Raccourci un peu simpliste, je vous l'accorde, mais bon ! Je peux écrire, sans beaucoup m'avancer, qu'au premier abord, le scénar de Besson
ne faisais pas penser à une histoire d'amour romantique avec happy-end ! Et bien, les amateurs de SF, dont je fais partie, ont été, disons, un peu ébranlés par cette histoire d'amour universel.
Soit, le film véhicule tous les clichés du genre : aliens bien crados-beurk (un mélange de tête de veau et d'hippopotame?), vaisseaux spaciaux et spacieux (clin d'oeil au Concorde), monde à sauver de la destruction (bon, là, c'est pas nouveau-nouveau, mais bon !) costumes zarbis à souhait (merci J.P.G. !), héros barré à l'ouest de Stockholm (Willis en grande forme), héroïne filmée par un homme amoureux (ça se voit vachement !), seconds rôles jubilatoires (Chris Tucker nous a « greené » à mort !), un méchant « méchant et con »,
(c'est un vrai bonheur cette scène de la cerise coincée !), Maïwenn Le Besco en bleu (vous l'aviez reconnue, la réalisatrice de "Pardonnez-moi" ?) avec des références à tout un tas de films qui ont bercé Besson adolescent, dont Star Wars, of course ! Mais tout cela aurait pu donner un grand n'importe quoi, genre Zinzins de l'espace, une parodie de Star Wars, justement : mais tel ne fut pas le cas, bien au contraire ! Certes, au fil des visionnages, j'ai bien été obligée d'admettre que Besson avait pompé un peu tout le monde pour écrire son scénario !
Les premières minutes, l'Egypte et un rappel de Raiders of the lost Ark, un chouilla de Rencontres du troisième type,
une pincée de Blade Runner, d'accord ! Mais admettez qu'il n'a pompé que les meilleurs, quand même ! Ensuite, le scénar n'appartient plus qu'a lui, et son cerveau toujours sur mode création et se barre en vrilles ! Mais quelles vrilles !!! Faire coexister, donc, SF, humour, amour sans se planter, c'est du grand art ! Moi, j'ai adoré du début à la fin (ça vous auriez compris tous seuls !) La scène finale est un pur joyau, inspirée de films des années 40 et, avec son cortège de bons sentiments (le bien triomphe du mal) et sa fin entendue mais si romantique : l'amour est vainqueur et le héros a sauvé le monde( merde, ça fait du bien !), ce film m'a laissé un goût bizarre la première fois... Un parfum de neuf, comme celui d'une automobile rutilante qui m'aurait embarquée pour une petite virée... J'ai revu, revu, pour tout analyser... Pour moi, un bon
film, c'est aussi cela : donner envie de revoir plusieurs fois, afin de tout comprendre, de regarder les seconds plans, les décors, ingurgiter les dialogues, apprécier le jeu des acteurs... et j'ai compris pourquoi... Homme ou femme, qui n'a pas rêver d'être, durant 2 h 30 Corben ou Leloo... Un film dont on serait le héros... Un film où l'on se reconnaîtrait, même juste un peu... "On a tous quelque chose en nous de Tennesse" ! Moi, j'ai quelque chose en moi de Leloo... C'est cela, pour moi, un grand film ! Et puis, Leelo est immortelle, non ? Merci monsieur Besson...
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On ne peut pas toujours prévoir que recevoir autant d'un coup sur les rétines va vous faire passer une nuit blanche... Les circonstances particulières, la période glauque et pleine d'espoirs que je traverse y sont sans doute pour beaucoup. J'étais en état de recevoir ce film
et un souvenir de mes 17 ans , le fabuleux "Rusty James" de Francis Coppola, où, aux côtés de Mickey Rourke (qui n'a jamais été meilleur que dans ce film), je découvrais ma future passion, le noir et blanc... Et cette réplique : " la Californie est une fille magnifique, une fille qui ne sait pas qu'elle meurt les bras plein de trous" ! A vous dégoûter à jamais de toutes sortes
de drogues... Des motos, des poissons combattants et j'étais sous le charme de Motorcycle Boy et Rumble Fish... 
léger tout à la fois et les acteurs sont au sommet de leur art... Et que dire de Madame Thompson, qui
m'étonne à chaque nouvelle réalisation ! Bref, le genre de film qui vous reconcilie avec la vie...


J'ai enfin vu "Indigènes" ! Le making-of, diffusé au moment des nominations aux César et Oscar, m'avait mise en appétit ! Je ne regrette pas cette attente là ! Je ne ferais pas
de critique poussée... Tout a été dit et écrit sur le sujet ! Chacun s'est fait ou se fera sa propre opinion.... Je dirais juste que ces messieurs sont des acteurs hors pair, que la réalisation simple et intense est digne des plus beaux films de guerre américains tournés au cours des décennies passées sur le sujet... Et aussi, surtout, que j'ai ressenti un sentiment de honte... Celui d'une petite-fille d'ancien combattant, à qui ont a rendu les honneurs le jour de ses obsèques ! Et eux, ces "Indigènes", ont-ils tous eu le droit au drapeau français sur leur cercueil ? Voilà, merci à Rachid d'avoir fait ce film, d'avoir permis de réparer une injustice, d'avoir offert
n'arrête pas de tourner, et merci pour le cinéma français, européen, et nord-africain... Sans faire de politique dans ces lignes, il était temps, non ? De tenter de réparer cette honte vieille de 60 annnées ? De rendre leur dignité à des hommes qui ont donné leur vie, leur jeunesse, leur corps et leur coeur à un pays qui les a ignoré, méprisé et oublié... Honte à nous... Vive le cinéma... Vive les homards ! (Roschdy Zem affamé sur le red carpet du Kodack Theatre aux Oscars)