
Difficile d'écrire un article alors que tout n'est pas joué ! Le premier acte est fini, place au second, cette nuit ! Hier, immense déception, à la hauteur
de celle des membres de l'aventure "Indigènes". En demi-teinte les impressions... (à chaud et à froid : voir les derniers articles du blog de Bernard Blancan, reparti en tournage dans le Midi
!)
Contente bien sûr pour "Little Miss Sunshine", pour Guillaume Canet ému aux larmes (rendez-vous compte, ce "gamin" à seulement 32 ans ! Wouaf !) et François
Cluzet (transfiguré par sa rencontre avec Canet ! Ces deux-là nous préparent d'autres chef-d'oeuvres !)
Deçue pour Christine Citti, une rondelette que j'adore voir jouer (Eloïse Rome était une petite série très sympa et bien réalisée, et les premiers épisodes
de P.J. lui ont mis le pied à l'étrier...) et qui prouve que les rondes ont leur mot à dire dans le paf française !
Le discours de Kad Méral fut un pur moment de déconne, à la hauteur des plus chevronnés, et on comprend qu'il a fait traîné pour profiter à fond de ces
quelques minutes de bonheur...
Pour le reste, le coucou d'amour de Rachid Bouchareb... L'hommage à Gérard Oury, et les larmes de son petit-fils, Christopher Thompson, quelques couacs et
bons mots mal venus, des maladresses, et une animatrice qui s'en sort plus que bien, Valérie Lemercier, et l'image qui reste : l'adieu à Noiret qui disait si bien :
Le voyage est court, essayons de le faire en première classe...
Un grand monsieur qui part et d'autres qui arrivent... la roue tourne aussi dans le milieu du cinéma... comme ailleurs...
Demain, je continuerais cet article avec je l'espère une très bonne nouvelle pour "Indigènes"...
Lundi 26 février.
Bon, ben... Je garderais le souvenir de deux soirées où j'ai pratiqué l'apnée devant ma télé, en espérant, priant (!!!!) Un festival de regards de gamins rieurs, émerveillés et goguenards, de
voix éraillées et fatiguées, d'espoirs déçus, d'espoirs comblés, de pleurs, d'absences pesantes, de présences inutiles, de maladresses et de fraîcheur, d'un dépucelage holywoodien, d'un petit
bonhomme qui dit je t'aime à sa femme, d'or, de paillettes, de bons sentiments et de sirop à la louche... Mais au milieu de tout cela, le sentiment qui me reste, c'est que vous faites un beau
métier, vous autres les saltimbanques... Continuez de nous faire rêver...
Et encore merci aux "Indigènes"... Pour tous ceux dont le droit d'exister est enfin reconnu et a qui on a rendu une partie de leur dignité perdue...
Bernard Blancan est un peu déçu, mais il tourne dans le midi de la France, la saga de l'été de TF1... la vie continue... Mais ce fut une belle tranche de vie, cette aventure des "Indigènes"...
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