











TOURNAGE DE DOG FIGHT
Moyen métrage en production
Réalisation : Antoine Elizabé
Photos Aline Boros et Claire Desplat
Tournage de Scorpion de Julien Seri
Making of par David Sarrio
Captures photos Claire Desplat
et photos officielles
Tournage "Légende de sang" - Série Sable noir
Réalisation : Julien Seri
Nonac - 8 mars 2008
Photos Claire Desplat
Affiches, visuels, projets en cours...
Bonjour à tous !
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Cinéma, cinémas
Le site d'une amoureuse du 7e Art !
A travers mes interviews de comédiens,
réalisateurs et techniciens de plateau de tournage,
je tente de percer les mystères
de cette fabuleuse usine à rêves...
Et ce n'est que le début de l'aventure...

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qui aura lieu à Paris le 7 juin prochain !
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C'est mieux !
A Julien Seri...
Ca y est, Julien, j'ai trouvé le courage de cliquer sur «publier» ! Ce ne fut pas sans mal !
Merci de ta patience !
Je précise à mes lecteurs que je n'ai rien lu, ni vu comme critiques ou analyses de ton film... Aucun article, juste la bande annonce à l'époque de la sortie du film...
Donc, «Scorpion» est pour moi un film que j'ai conscienceusement vu, revu et digéré ces derniers jours... Avant de réaliser ton interview, j'avais cherché à en savoir plus sur ton parcours, évidemment... Et j'atterri sur ton site en surfant sur ceux où je croisais l'avatar de Clovis...
Merci Myspace !
Comme je te l'écrivais ton film est à tiroirs... Des tiroirs profonds et sombres. D'autres lumineux et bien rangés. D'autres si secrets qu'ils ne s'ouvrent pas pour tous...
Alors c'est tout simplement, comme une évidence, que j'ai décidé de te donner mon avis, (qui vaut ce qu'il vaut !) après avoir enfin ouvert tous ces petits recoins délicieux...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été surprise, dérangée, bluffée et finalement, depuis, je compte les heures qui me séparent d'un certain samedi.
Prends ces lignes pour ce qu'elles sont : mon avis personnel...
Loin de moi l'idée d'être didactique et de forcer qui que ce soit à voir ton film... J'ai simplement écris ce que j'ai ressenti... Et ressens encore...
Ah, et puis avant de commencer... merci.
Le mot le plus simple et le plus évident pour moi au moment d'écrire ces lignes...
Il serait désespérant de n'avoir que le silence à remercier.
Tu as habité et habitera encore longtemps mes silences.
En attendant la suite, de nouveaux tiroirs, de nouvelles images à venir...
Fais nous vibrer, Julien...
Lâches les chiens...
«Scorpion»
Un début à la «Rocky»... Footing et capuche... Et sur les premières notes, la voix de Clovis. Angelo, sombre et méconnaissable.
J'ai compris immédiatement que certaines images allaient me percuter les rétines et y persister pour longtemps.
Ce film sera violent, cru... étonnament vivant, me suis-je dis !
Et puis, très vite, est arrivé le regard
halluciné de Clovis, meurtrier sans le vouloir...
Bleu dur acier. Pause image.
Premiers essoufflements de la spectatrice qui commence un marathon de sentiments contradictoires et a besoin de se poser quelques minutes...
J'ai horreur de devoir faire cela ou d'être dérangée lorsque je regarde un film. Mais il fallait que je note «à chaud», mes impressions....
Et puis j'avais en mémoire deux moments de cinéma, deux instants hors du temps, rangés dans un coin de ma banque de données cinématographiques.
Deux moments qui résumaient pour moi le cinéma. Mes moments à moi.
Bizarrement, tous deux des adieux.
Le premier, l'image d'une prison, et un cri. Celui de Daniel Auteuil, dans «36». Premier adieu.
Le second, le regard de Robert de Niro, lancé à Amy Brennemann, à la fin de «Heat»... et à quelques minutes de sa mort, dans le film. Second adieu.
Le troisième moment, je l'aurais voulu gai, joyeux, à la limite du sirupeux, des violons lénifiants...
Je suis une indécrottable optimiste, et je voulais donner sa chance à un instant de joie pure ! Mon tiercé de moments d'exception a trouvé «son troisième élément» sans que je puisse l'influencer.
Ce regard d'Angelo me hante. Cet adieu à une vie dont Angelo espérait tant... Cette «vie rêvée» qu'il avait effleurée de ses gants. Cette vie rêvée qui s'écoulait, mêlée au sang de Patrick qui se répandait sur le trottoir... Sans révolte, juste un immense chagrin et des tonnes de regrets... Acceptation. Mon troisième adieu est une acceptation.
Ton film est d'ailleurs un film de regards. Tour à tour durs, émerveillés, gênés, héberlués, reconnaisssants, haineux, soulagés... Un échantillonnage de tous ceux que l'on peut croiser en une vie entière. Résumés en 1 h 35 mn.
Parfois crachés parce qu'il le fallait. Parfois apppuyés parce qu'il le fallait aussi. Il m'a semblé que parfois, tu subissais, un peu, le poids de ce qui passait à l'écran. Comme si les images te dépassaient, allaient au-delà de ce que tu leur avais demandé, prenaient la liberté de se créer une vie propre...
Que tu étais comme un gamin qui découvre les conséquences de son jeu avec la boîte d'allumettes.
Et la seconde d'après, la caméra t'appartenait à nouveau... Tu diriges, tu contrôles. Je me doute que filmer Clovis doit être parfois périlleux. Un mélange de panard explosif et de douceur désarmante. J'en profite pour lui glisser que pour moi, c'est son meilleur rôle... De par sa transformation, son investissement physique, mais pas seulement. Et là, je fais une incursion dans les bonus et les différents making of, judicieusement placés dans le coffret collector. Ce mec est d'une modestie désarmante. D'une humilité adorable... D'une disponibilité touchante. (Tiens, ça me rappelle quelqu'un ! De l'autre côté de la caméra...)
L'histoire, l'intrique, je n'en parlerais pas trop... De peur de gâcher le plaisir de ceux qui n'auraient pas encore vu le film. De déflorer cette histoire de rennaissance.
Et d'amour... Wouah !!! Le qualificatif «film de boxe» me dérangeait, je te l'avoue... Je m'attendais à voir des bastons à n'en plus finir, des coups, des flingues, des méchants,... un peu de c... pour agrémenter le tout et faire plus «vrai» !
Mais c'était sans compter sur Angelo... et son ange. Blonde décolorée, un peu paumée, très très maman... A mille lieues d'une «Desesperate Housewive». Karole Rocher, bon Dieu... Comme une évidence. (et bientôt en interview dans ces pages ! Youpi ! Na !)
J'ai pris en pleine gueule, (maintenant vous l'avez compris) une énorme claque d'amour.
De cet amour gluant et triste que l'on entretient doucement, parce qu'on a peur qu'il se casse comme du verre sous ses mains... De cet amour sans retour. De cet amour urgent et désespéré qu'Angelo fait grandir, à force de patience, de douceur et de regards. De regards, encore et toujours...
Le chien errant et la belle paumée.
Alors, il y a aussi, bien sûr, les besoins du corps. Et cette femme, prise au piège de l'amour. Entre devoir, coeur et espoir. En immersion. Immergée dans un amour impossible et sans retour. La peur au ventre et le sens du devoir tatoué dans l'âme. Caroline Proust intense et fragile...
Le seul personnage qui me fait flipper vraiment, et là, je te le dis tout net, c'est celui tenu par Olivier Marchal, De Boers. C'est sans doute la deuxième plus grande réussite de ton film !
Réussir à me faire détester celui qui pour moi, et là, excuses-moi par avance, est le plus grand dans le cinéma français ! (tu arrives juste derrière, t'inquiètes ! Ah ben si, je le lui dis, sinon, il va se vexer !)
J'ai jubilé à la fin, quand ce salopard a payé de sa personne et de sa virilité pour avoir été aussi anthipathique et méchant avec les dames durant tout le film.
Glauque, puant et cruel. Humm !!! Karole s'est défoulée sur lui (regardez les bonus, c'est à déguster plusieurs fois !), un vrai plaisir gratuit, mesdames !
Fini la tendresse et la soumission...
Avoir crée cette scène, c'est ton grand moment de bravoure. Plus importante pour moi que celles de combats. De mon point de vue de femme, bien sûr !
Les poings, les ongles... les dents ! Aïe les dents ! (rires nerveux sortis de ma gorge à ce moment là !)
Se battre avec ce qu'elle a...
Et cette idée de chevalier en armure qui accourt pour sauver sa belle, plantant là le combat de sa vie... Oups, j'en dévoile trop ? Tant pis en fait pour ceux qui n'ont pas vu... Il n'est pas trop tard !
Vous êtes bien allé voir «Titanic» en sachant que le bateau allait couler, non ? Alors ?
Ah, une précision importante : tous les rôles sont importants dans ton film. Il n'y as pas de «petits rôles», de «seconds rôles», juste des rôles plus condensés, plus compacts... Mais tous importants et essentiels. Et j'ai retrouvé avec plaisir Philippe Bas et Moussa Masski, deux de mes «interviewés» !
Et Monsieur Le Banner ? Que dire ? Encore un regard. A la fin, avortée, de son combat titanesque contre Clovis. Un éclair de compassion tellement en totale contradiction avec les images précédentes. Avec Francis Renaud, deuxième salaud magnifique, totalement «désapointé» en face !
Là, t'as fait très fort !
Sans doute, pour moi, le plus beau moment du film...
Fini les coups, le sang, les os qui craquent (mention spéciale au courage de Jeronimo !!!), les gros calibres, la came, les putes... On sait, on comprend, tout à coup, comme une autre évidence, que c'est fini.
Que maintenant, ce sera pour Angelo, le meilleur qui viendra...
Et le regard (encore), le rire enfin franc, débarassé de ses démons, de Clovis, sur ce banc... Enfin, on sent le soleil, la chaleur rayonner, la vie affluer et s'installer.
Grâce à un petit bonhomme...
Heureux.
Voilà...
J'ai pas tout écris, j'en garde un peu «for your eyes only»...
Et j'en garde un peu pour moi aussi, car je n'ai pas fini d'exploiter «ce retour sur investissement» qu'à été l'achat de mon coffret collector de «Scorpion» !!!
Je t'ai dis merci, au fait ?
Carpe diem, Julien.
Claire
Interview de Julien Seri :
http://clairedesplat.over-blog.com/42-index.html
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